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Accueil » International » Les États-Unis annoncent un accord de coopération sur le nucléaire avec l’Arabie saoudite

Les États-Unis annoncent un accord de coopération sur le nucléaire avec l’Arabie saoudite

par Charles Sibailly
juillet 23, 2026
dans International
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Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a annoncé mercredi 22 juillet avoir conclu un accord avec l’Arabie saoudite sur le nucléaire civil, « jetant les bases juridiques d’un partenariat de plusieurs décennies », afin notamment de renforcer les infrastructures énergétiques saoudiennes.

Le ministre a assuré que l’accord, qui comporte aussi un volet sur la non-prolifération du nucléaire militaire, vise à « renforcer les relations commerciales entre les Etats Unis et l’Arabie Saoudite, à assurer la prospérité chez nous et la sécurité de nos alliés à l’étranger ».

Le partenariat conclu entre les deux pays permettra « de développer les exportations américaines de technologies nucléaires et de créer des emplois bien rémunérés aux États-Unis », est-il précisé dans le document. Il ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l’heure des centrales au gaz et au pétrole pour produire son électricité. 

L’accord signé par M. Wright et son homologue saoudien, le prince Abdulaziz ben Salman, doit encore être soumis au Congrès américain, qui ne devrait pas s’opposer à sa mise en œuvre.

L’annonce intervient alors que les États-Unis ont repris leur conflit contre l’Iran, un rival de Riyad. En entrant en guerre au côté d’Israël fin février, Washington a notamment dit vouloir empêcher définitivement Téhéran de se doter de l’arme atomique. La République islamique nie cette intention, mais défend son droit au nucléaire civil.

Les médias américains avaient ébruité la signature de l’accord avec l’Arabie saoudite en début de journée, ce qui avait fait bondir de plus de 10 % à Wall Street le constructeur américain de réacteurs nucléaires Westinghouse. Selon le Wall Street Journal, une clause prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d’enrichissement d’uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu’il est justifié.

Pour l’Arabie saoudite, c’est l’aboutissement de plus de trois décennies de discussions. La première fois que Riyad a poussé pour un accès à la technologie nucléaire américaine, George W. Bush était président. Pour les Américains, l’intérêt est surtout économique avec des milliards de dollars pour les entreprises du secteur. Mais la Maison Blanche insiste, si à terme Riyad pouvait enrichir l’uranium sur son sol, cet accord porte uniquement sur un programme civil.

Certains se disent toutefois sceptiques, car l’accord signé hier ne comporte pas les garde-fous habituels. Pas de mention, par exemple, d’inspections obligatoires par l’Agence internationale de l’énergie atomique pour éviter tout usage militaire.

Cette décision américaine fait l’effet d’une douche froide à Jérusalem, car au-delà de la technologie, c’est le lâchage politique qui passe très mal. Israël qui n’a jamais reconnu détenir l’arme atomique considère que sur le plan stratégique et politique, l’accord brise le dogme de la non-prolifération au Moyen-Orient en permettant probablement à Riyad d’enrichir de l’uranium.

Du point de vue israélien, la frontière entre nucléaire civil et militaire est poreuse, et le risque de voir une course aux armements atomiques s’enclencher chez ses voisins arabes est désormais maximal. Politiquement, avec cet accord, Israël se retrouve sur la touche, sans aucun bénéfice diplomatique.

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Tags: Émirats Arabes Unisétats-unis
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