Côte d’Ivoire : le SAVOD-CI étend son réseau à 54% du territoire pour renforcer la lutte contre les circuits clandestins de l’or

Côte d'Ivoire : le SAVOD-CI étend son réseau à 54 % du territoire pour renforcer la lutte contre les circuits clandestins de l'or

Côte d'Ivoire : le SAVOD-CI étend son réseau à 54 % du territoire pour renforcer la lutte contre les circuits clandestins de l'or

La bataille contre les circuits illégaux de commercialisation de l’or s’intensifie en Côte d’Ivoire. En installant ses représentants dans le District autonome de Yamoussoukro, le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamant de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) poursuit son maillage du territoire national avec l’ambition de devenir un partenaire de premier plan des pouvoirs publics dans la formalisation de la filière aurifère.

La cérémonie d’investiture, organisée le 8 juillet à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, a réuni autorités administratives, représentants du ministère des Mines et de la Géologie, forces de défense et de sécurité, élus locaux, chefs traditionnels, guides religieux et professionnels du secteur minier.

À cette occasion, Kéita Drissa a été investi délégué du District autonome de Yamoussoukro. Koné Mohamed a été nommé délégué départemental d’Attiégouakro, tandis que Diabaté Djibril assurera la fonction de point focal dans la sous-préfecture de Kossou. Leur mission sera notamment de sensibiliser les acteurs de la filière, de promouvoir la traçabilité de l’or et de servir de relais auprès des autorités pour identifier les circuits de commercialisation illicites.

Un maillage territorial pour structurer la filière

Avec cette nouvelle implantation, le SAVOD-CI affirme être désormais présent dans sept des treize districts du pays, soit environ 54 % du territoire national. Le syndicat prévoit déjà une prochaine extension dans le District des Lacs, ce qui porterait sa couverture à huit districts, représentant plus de 60% du territoire.

Pour son président, Brahima Soumahoro, cette montée en puissance répond à un objectif précis : contribuer à une meilleure organisation du marché de l’or artisanal et réduire l’emprise des réseaux clandestins qui privent l’État de recettes et fragilisent la gouvernance du secteur.

« Notre mission est claire : mener une lutte acharnée contre les pratiques illégales et continuer de mériter la confiance de l’État dans la récupération de la production aurifère issue des mines artisanales et semi-industrielles », a-t-il déclaré.

S’adressant aux nouveaux responsables régionaux, il les a exhortés à faire preuve de sens de l’intérêt général en rappelant que « vous devez penser Nation avant de penser individu », les invitant à signaler toute activité illicite observée sur le terrain.

L’État mise sur une meilleure traçabilité

Présent à la cérémonie au nom du Directeur général des Mines et de la Géologie, le Directeur régional des Mines et de la Géologie de Yamoussoukro a rappelé que l’orpaillage clandestin demeure un défi majeur pour la Côte d’Ivoire, en raison de ses conséquences économiques, sociales et environnementales.

Il a insisté sur le rôle central des acheteurs et vendeurs d’or dans la sécurisation de la chaîne de commercialisation.

« Vous êtes des acteurs essentiels de la chaîne de commercialisation de l’or. Votre rôle est déterminant dans la préservation des ressources minières de la Côte d’Ivoire et dans la construction d’une économie minière responsable, transparente et durable », a-t-il affirmé.

Le responsable a également invité les opérateurs à privilégier exclusivement les circuits autorisés, à vérifier systématiquement l’origine des produits commercialisés et à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes.

Un appui salué par les autorités locales

Les autorités administratives et coutumières ont salué l’initiative, estimant que la lutte contre l’exploitation et le commerce illicites de l’or nécessite une mobilisation dépassant le seul cadre de l’action publique.

Représentant le maire de Yamoussoukro, Félicien Gomon a souligné que l’implication des organisations professionnelles constitue un levier supplémentaire pour renforcer les actions engagées par l’État. Le chef de terre du village de N’Zuéssi-Yamoussoukro, Nanan Degayi, a pour sa part appelé à préserver les ressources naturelles et les terres affectées par les activités clandestines.

Clôturant la cérémonie, le préfet de région et préfet du département de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a invité les nouveaux délégués à travailler en étroite collaboration avec les services déconcentrés de l’administration minière, les sous-préfets ainsi que les forces de défense et de sécurité afin d’améliorer la détection des activités illicites.

En poursuivant son déploiement territorial, le SAVOD-CI entend renforcer la structuration de la filière aurifère ivoirienne et accompagner les efforts de l’État en faveur d’une commercialisation plus transparente et mieux encadrée de l’or issu des exploitations artisanales et semi-industrielles.

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