Dans une opération d’une ampleur rarement observée sur le continent, l’Agence nigériane de lutte contre la drogue (NDLEA) a mis au jour un laboratoire clandestin de méthamphétamine dissimulé au cœur d’une zone forestière de l’État d’Ogun. Le site, décrit comme le plus vaste jamais découvert au Nigéria, était exploité par un réseau criminel transnational impliquant des ressortissants mexicains et des complices locaux.
Selon les autorités, trois Mexicains figurent parmi les personnes arrêtées, aux côtés de plusieurs membres du réseau. Le laboratoire, camouflé sous une exploitation agricole en apparence ordinaire, servait en réalité de centre industriel de production de méthamphétamine à grande échelle.
La valeur des produits et précurseurs saisis est estimée à environ 480 milliards de nairas, soit près de 360 millions de dollars américains, un montant qui illustre l’ampleur économique du trafic et son intégration dans les circuits criminels transnationaux.
Les autorités nigérianes qualifient cette opération de tournant stratégique dans la lutte contre les cartels, soulignant une évolution préoccupante : l’installation de capacités de production industrielle de drogues dures directement sur le territoire, et non plus seulement le transit.
Au-delà de la saisie record, cette affaire met en lumière la sophistication croissante des réseaux criminels internationaux et la montée en puissance du Nigéria comme zone d’intérêt stratégique dans les routes mondiales du narcotrafic.
