L’inquiétude grandit autour du navire d’expédition MV Hondius après l’apparition de symptômes chez un passager français rapatrié depuis le bateau, touché par plusieurs cas de hantavirus.
Selon les autorités sanitaires, ce ressortissant français faisait partie des passagers évacués du navire après la découverte de plusieurs infections liées à ce virus rare mais potentiellement dangereux. Les symptômes sont apparus peu après son retour en France, déclenchant un protocole de surveillance renforcé.
Le Hantavirus est une maladie transmise principalement par les rongeurs, notamment à travers leurs excréments ou leur urine. Dans certains cas, l’infection peut provoquer de graves complications respiratoires ou rénales.
Le navire concerné, exploité par la compagnie Oceanwide Expeditions, transportait plusieurs dizaines de passagers lorsqu’une série de cas suspects a été détectée à bord. Selon les informations relayées ces derniers jours, au moins six cas auraient déjà été confirmés par l’Organisation mondiale de la santé.
Face à la situation, une importante opération sanitaire a été mise en place lors de l’arrivée du bateau à Tenerife, dans les Îles Canaries. Les passagers ont été rapatriés sous strict contrôle médical afin de limiter tout risque de propagation.
Malgré la tension suscitée par cette affaire, les autorités sanitaires internationales se veulent rassurantes. L’OMS affirme que le risque de transmission à grande échelle reste faible et insiste sur le fait que la situation n’est « pas comparable au Covid-19 ».
Des opérations de traçage des contacts et de surveillance médicale sont désormais en cours dans plusieurs pays afin de suivre les passagers et les membres d’équipage rapatriés. Le navire doit quant à lui être entièrement désinfecté avant de reprendre toute activité.
