L’ambassadeur d’Iran en Côte d’Ivoire, Meigoni Gholam Reza, a insisté sur le basculement fondamental des rapports entre son pays et l’État hébreu, mardi 3 mars 2026 à Abidjan, lors d’un point presse sur l’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran lancée le samedi 28 février.
Le diplomate iranien a rappelé qu’avant la Révolution islamique de 1979, l’Iran entretenait des relations suivies avec Israël, au point que ce dernier disposait d’une ambassade active sur le territoire iranien.
Cependant, il a souligné que cette ère de coopération est définitivement close depuis 1979, année où Téhéran a choisi de rompre tout lien diplomatique.
Selon l’ambassadeur, ce divorce historique marque le début d’une opposition frontale face à ce qu’il qualifie de politique d’attaques terroristes menée par Israël contre les intérêts iraniens. Il accuse notamment l’État hébreu d’avoir orchestré des attentats contre des scientifiques et de hautes autorités de la République islamique au cours des quarante dernières années.
Dans ce réquisitoire, il associe étroitement les États-Unis à Israël, dénonçant un plan commun d’agression qui menacerait la stabilité de toute la région, de la Syrie à l’Égypte.
Sur le plan militaire, Meigoni Gholam Reza a revendiqué des succès technologiques majeurs, affirmant que l’Iran utilise désormais des missiles et des drones sophistiqués. Il a notamment déclaré que les forces iraniennes auraient touché le porte-avions américain Abraham Lincoln ainsi que deux autres navires.
Le diplomate avance également que plus de 200 bases militaires auraient été visées et que les pertes américaines seraient largement sous-estimées par Washington pour des raisons de politique intérieure.
Enfin, l’ambassadeur iranien a évoqué la stabilité des institutions iraniennes en précisant les modalités de succession au sommet de l’État.
Conformément à l’article 111 de la Constitution, un conseil de transition assurerait la direction du pays en cas de vacance du pouvoir, en attendant l’élection d’un nouveau Guide Suprême par l’Assemblée des Experts. Tout en se disant ouvert au principe du dialogue international, il a réitéré son absence totale de confiance envers les négociations actuelles menées par ses adversaires.
Via AIP
