Kessiya
Aucun Résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Culture
  • Divertissement
  • Sport
  • Politique
  • Abidjan
  • Afrique
  • Côte d’Ivoire
  • International
  • CAN 2023
  • Accueil
  • Culture
  • Divertissement
  • Sport
  • Politique
  • Abidjan
  • Afrique
  • Côte d’Ivoire
  • International
  • CAN 2023
Aucun Résultat
Voir tous les résultats
Kessiya
Aucun Résultat
Voir tous les résultats
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Accueil » Climat » Côte d’Ivoire : la transition bas carbone cherche un second souffle jusqu’en 2027

Côte d’Ivoire : la transition bas carbone cherche un second souffle jusqu’en 2027

par JM Gogbeu
septembre 4, 2026
dans Climat, Côte d'Ivoire, Société
Share on FacebookWhatsapp

LIRE AUSSI

Côte d’Ivoire : Korhogo et Bouaké passent à l’offensive contre l’incivisme routier

Côte d’Ivoire : certains producteurs de cacao contestent le prix de 1 200 FCFA le kilo

Côte d’Ivoire : Une femme tue son époux et tente de brouiller les pistes

Lancé en 2023 pour accompagner la Côte d’Ivoire dans la transformation de son économie face au changement climatique, le projet « Transition bas carbone » pourrait jouer les prolongations. Réunis le 2 septembre 2026 à Cocody, les membres de son 6ème Comité de pilotage ont examiné les conditions d’une extension de six mois, jusqu’en juin 2027.

Derrière cette prolongation se joue un enjeu plus important : celui de la capacité de la Côte d’Ivoire à transformer les acquis d’un programme soutenu par ses partenaires en mécanismes durables intégrés à ses propres politiques publiques.

La réunion a notamment permis d’examiner les recommandations formulées par le Comité technique et de préparer les plans de travail pour le reliquat de 2026 ainsi que pour la période de prolongation envisagée. Les discussions portent également sur les moyens de pérenniser les compétences, outils et mécanismes développés depuis le lancement du projet.

Passer du projet aux institutions

Plusieurs chantiers sont au cœur de cette dernière phase. Le Système national de transparence climatique figure parmi les priorités, tout comme l’opérationnalisation de la Commission nationale de lutte contre le changement climatique.

La mise en place de la Facilité bas carbone constitue également un axe majeur. À cela s’ajoutent le renforcement des capacités des acteurs et la diplomatie climatique, devenue un levier important pour mobiliser des financements et défendre les intérêts du pays dans les négociations internationales.

Représentant le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Alex Mayeul Lagaud, Secrétaire exécutif de la Commission de lutte contre le changement climatique, a souligné l’importance de cette étape. Les travaux doivent, selon lui, permettre de dégager des recommandations cohérentes et de formaliser le soutien institutionnel de l’État à la prolongation du projet.

Cette dimension institutionnelle sera déterminante. Car une politique de transition bas carbone ne peut durablement reposer sur des financements, des expertises et des dispositifs temporaires.

L’enjeu du financement public

Claire Lautier, Directrice pays d’Expertise France en Côte d’Ivoire, a résumé cette nécessité en une formule : « La transition bas carbone ne peut être envisagée comme un projet limité dans le temps ».

L’enjeu consiste désormais à faire travailler ensemble administrations, institutions publiques, secteur privé et société civile autour de mécanismes capables de survivre au calendrier du projet.

Au nom de l’Union européenne, Jean Douzo, chef de programme, a confirmé que les discussions sont engagées pour une prolongation de six mois. Cette période supplémentaire devrait notamment permettre de renforcer l’appropriation nationale des acquis et leur intégration dans la budgétisation de l’État.

Ce dernier point est particulièrement stratégique. La transition écologique implique en effet des investissements de long terme dans l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’industrie et l’aménagement du territoire. Sans intégration progressive des objectifs climatiques dans les arbitrages budgétaires, les ambitions de décarbonation risquent de rester dépendantes des programmes financés par les partenaires au développement.

Une étape vers la souveraineté climatique

La prolongation envisagée jusqu’en juin 2027 ne constitue donc pas une simple rallonge administrative. Elle doit permettre de franchir une étape : passer d’une logique de projet à une logique de politique publique.

Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est désormais de disposer d’une architecture institutionnelle suffisamment robuste pour mesurer ses émissions, orienter les investissements, mobiliser les financements climatiques et coordonner les différents acteurs.

Le succès de cette dernière phase se mesurera ainsi moins à la quantité d’activités réalisées qu’à la capacité du pays à reprendre durablement la main sur les mécanismes construits depuis 2023.

À terme, la transition bas carbone ivoirienne devra donc répondre à une équation simple, mais exigeante : transformer l’appui international en capacités nationales, puis ces capacités en investissements et en politiques publiques capables de produire des résultats sur plusieurs décennies.

Votre Page

A voir également sur Kessiya

PUBLICITÉ
Tags: climatCôte d’IvoireFinancement climatiquegouvernance climatiqueTransition bas carbone
PartagerEnvoyé
, Telegram : @KessiyaCom Rejoignez Kessiya sur Télégram

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

, Telegram : @KessiyaCom Rejoignez Kessiya sur Télégram

Lettre d’information

PUBLICITÉ
Kessiya

© 2023 Kessiya

Liens utiles

  • A Propos
  • Africa News
  • Mentions légales
  • Politique privée

Suivez-nous

Aucun Résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Category
  • Landing Page
  • Buy JNews
  • Support Forum
  • Pre-sale Question
  • Contact Us

© 2023 Kessiya