Le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie (MULCV) poursuit son déploiement territorial. Ce jeudi, l’inauguration du nouveau secteur local marque une avancée concrète dans l’accès des populations aux services fonciers et d’urbanisme.
À Gonaté, les démarches administratives liées au foncier ne rimeront plus forcément avec déplacements interminables. Avec l’ouverture officielle de son nouveau secteur, le MULCV ancre un peu plus sa stratégie de proximité dans le quotidien des citoyens.
Jusqu’ici, les services de l’urbanisme étaient hébergés au sein de la sous-préfecture, dans des conditions jugées peu adaptées. Une contrainte qui limitait leur efficacité et compliquait l’accès des usagers. Désormais, les populations disposent d’un cadre dédié, moderne et fonctionnel, pensé pour fluidifier les procédures et améliorer l’accompagnement technique.
Représentant le directeur régional, Kody Herbert Carmel n’a pas manqué de souligner la portée de cette implantation. « Cette infrastructure traduit la volonté de l’administration de se rapprocher davantage des populations et d’améliorer la qualité du service rendu », a-t-il affirmé.
Dans la foulée, il a présenté le nouveau chef de secteur, Konaté Adama, nommé par arrêté ministériel. Son parcours atypique, de coursier à responsable administratif, illustre une trajectoire construite sur la persévérance et la maîtrise progressive des rouages du service public.
Avec Gonaté, le MULCV densifie son maillage dans le Haut-Sassandra, où des structures sont déjà opérationnelles à Bédiala, Gadouan et Gboguhé. Une stratégie qui vise, en filigrane, à réduire les délais de traitement des dossiers et à sécuriser davantage les opérations foncières dans des zones en pleine mutation.
La sous-préfète de Gonaté, Coulibaly née Adingra Carole, a salué une initiative qui vient corriger des insuffisances structurelles. Elle a, dans le même temps, appelé les agents à incarner une administration exemplaire, fondée sur la rigueur et le professionnalisme.
Au-delà de l’infrastructure, c’est bien un signal que l’État envoie : celui d’un service public qui descend du piédestal pour s’installer au plus près des réalités locales. Reste désormais à transformer l’essai — sur le terrain, au guichet, et dans les délais.
