Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme

US President Donald Trump speaks during the Angel Families Remembrance Ceremony in the East Room of the White House in Washington, DC, on February 23, 2026. (Photo by SAUL LOEB / AFP)

Les États-Unis s’apprêtent à retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, une décision qui marque un changement majeur dans la politique de Washington à l’égard de Damas. L’annonce a été faite par le président Donald Trump à l’issue d’un entretien avec son homologue syrien Ahmed al-Charaa, en marge du sommet de l’OTAN organisé à Ankara. Cette mesure, qui doit encore suivre une procédure d’examen au Congrès américain, pourrait ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre les deux pays.

Inscrite sur cette liste depuis 1979, la Syrie était soumise à de lourdes restrictions américaines en matière d’aide financière, d’exportations de matériel de défense et de transactions économiques. Le retrait de cette désignation lèverait une partie de ces obstacles et faciliterait les investissements étrangers ainsi que la reconstruction du pays, durement touché par plus d’une décennie de conflit.

Dans une lettre adressée au président syrien, Donald Trump affirme vouloir « lever tous les obstacles » à la reconstruction de la Syrie et assure que des entreprises américaines sont prêtes à investir dans le pays. Cette décision s’inscrit dans la continuité du rapprochement engagé ces derniers mois entre Washington et Damas, après la levée de plusieurs sanctions économiques américaines.

Les autorités syriennes ont immédiatement salué cette annonce. Le gouverneur de la Banque centrale de Syrie a estimé que cette décision favorisera la relance de l’économie nationale, encouragera les investissements internationaux et contribuera à la réintégration du pays dans le système financier mondial. Plusieurs pays du Golfe ont déjà manifesté leur intention de soutenir financièrement la reconstruction syrienne.

Si le Congrès valide cette décision au terme du délai légal de 45 jours, il s’agira d’un tournant diplomatique majeur. Après des décennies de sanctions et d’isolement, la Syrie pourrait voir s’ouvrir une nouvelle période de normalisation avec les États-Unis et une partie de la communauté internationale. 

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