Le sommet de l’OTAN, organisé à Ankara en Turquie, a été marqué par une nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé la reprise des frappes américaines contre l’Iran, estimant que le cessez-le-feu conclu quelques jours plus tôt était désormais caduc. Le président américain a justifié cette décision par les récentes attaques iraniennes visant des intérêts américains dans la région, affirmant que les États-Unis répondraient « avec force » à toute nouvelle menace.
Au cours de son intervention, Donald Trump a également vivement critiqué plusieurs alliés de l’Alliance atlantique. Il leur reproche de ne pas avoir suffisamment soutenu les États-Unis face à l’Iran et de continuer, selon lui, à faire reposer l’essentiel de l’effort militaire sur Washington. Le président américain a notamment ciblé plusieurs pays européens, qu’il accuse de ne pas assumer pleinement leurs responsabilités en matière de défense.
Ces déclarations ont rapidement éclipsé les travaux du sommet, initialement consacrés au renforcement de la coopération militaire entre les 32 membres de l’OTAN. Les dirigeants de l’Alliance cherchaient notamment à afficher leur unité face aux différentes crises sécuritaires, mais les annonces de Donald Trump ont ravivé les tensions au sein de l’organisation.
Malgré ce climat tendu, plusieurs responsables européens ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’OTAN tout en appelant à privilégier la voie diplomatique afin d’éviter une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran. Ils ont également rappelé leur volonté de poursuivre le renforcement de leurs capacités de défense dans un contexte international de plus en plus instable.
