Le président ghanéen John Dramani Mahama a autorisé le recrutement de 1 200 nouveaux agents pour renforcer les effectifs de la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC). Cette décision intervient alors que les autorités cherchent à renforcer la surveillance des frontières et la lutte contre le trafic international de drogue.
Cette annonce intervient quelques jours après la saisie en France de près de 3,9 tonnes de cocaïne dans un conteneur en provenance du Ghana. La drogue, dissimulée dans un chargement de déchets plastiques, était destinée notamment à la Belgique. Sa valeur à la revente a été estimée à environ 225 millions d’euros.
L’affaire a conduit les autorités ghanéennes à renforcer leur dispositif de lutte contre le trafic de stupéfiants. Le 17 septembre, John Dramani Mahama avait ordonné la création d’une cellule interservices chargée d’élaborer une stratégie visant à empêcher le passage de drogues à travers les frontières du pays.
Les autorités ghanéennes ont également annoncé l’arrestation de plusieurs personnes dans le cadre des investigations liées à la cargaison saisie en France. Selon la NACOC, trois suspects étaient détenus au Ghana et collaboraient avec les enquêteurs afin de déterminer leur rôle présumé dans cette opération de trafic.
Le recrutement de ces 1 200 agents doit permettre à la NACOC de renforcer sa présence sur le territoire, notamment dans les différents districts et aux principaux points d’entrée du pays. Cette augmentation des effectifs intervient après la formation de 495 agents en 2025, présentée comme la plus importante promotion de l’histoire de l’institution.
Avec ces nouvelles mesures, Accra entend renforcer son dispositif de contrôle alors que plusieurs affaires récentes ont mis en lumière l’utilisation du territoire ghanéen dans des opérations de trafic de cocaïne à destination de l’Europe.
