Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a exposé, sa vision de la nouvelle structure devant organiser les élections en Côte d’Ivoire, au lendemain de la dissolution, par le Conseil des ministres, de la Commission électorale indépendante (CEI), à l’occasion d’une conférence de presse tenue jeudi 7 mai 2026 au siège du parti à Abidjan Deux Plateaux-Vallons.
Pour M. Affi, le principal enjeu de la réforme électorale est l’indépendance et la neutralité de l’organe chargé des scrutins. « Le principe, c’est le principe de l’indépendance, de la neutralité et de l’impartialité de l’organe chargé des élections. C’est très important », a-t-il insisté, soulignant que tout système proposé devra répondre à ces critères.
Le leader du FPI a précisé que la nouvelle structure doit garantir une indépendance financière et politique totale, et se situer « au-dessus de la mêlée » pour agir sans être influencée, ni par le pouvoir, ni par l’opposition, ni par la société civile. Selon lui, les dysfonctionnements actuels ont contribué aux violences lors des précédents scrutins, allant jusqu’à provoquer suicides et manifestations.
« Si nous voulons mettre fin à cela, la dissolution de l’ancienne structure montre que tout le monde a pris conscience de la nécessité de réorganiser les choses », a ajouté Affi N’Guessan. Il a appelé le gouvernement à concevoir un nouvel organe électoral qui évite les mêmes erreurs que la CEI dissoute, car, a-t-il souligné, « les mêmes causes produisent toujours les mêmes conséquences ».
Le président du FPI a conclu en affirmant que plusieurs schémas organisationnels peuvent être envisagés pour garantir l’indépendance, la liberté et la pacification du processus électoral, et que son parti examinera attentivement toutes les options proposées.
