À Daloa, la cérémonie de port de tenue des étudiants de l’Institut National d’Intelligence Numérique, Économique et Commercial (INEC) n’a rien d’anecdotique. Organisé ce samedi dans les jardins de la résidence Behi, l’événement a rassemblé parents, partenaires, anciens étudiants et invités, venus en nombre témoigner de leur adhésion au projet éducatif de l’établissement.
Au cœur de cette rencontre, une idée forte : l’entrée officielle des étudiants dans un univers de responsabilité. Pour le directeur-fondateur de l’INEC, Parfait Séri, le port de l’uniforme marque une rupture claire avec le passé scolaire. « Le port de tenue n’est pas un simple rituel. C’est un acte fondateur qui développe chez nos étudiants le sentiment d’appartenance et les prépare aux exigences du monde professionnel », a-t-il expliqué, soulignant que l’institution entend former bien plus que des diplômés.
Cette intégration ne se fait pas à la légère. Selon Parfait Séri, l’accès à la tenue est précédé d’un processus de transformation exigeant. « Nous consacrons trois mois à former, orienter et transformer nos étudiants. Ce n’est qu’après avoir compris nos valeurs et nos exigences qu’ils sont autorisés à porter la tenue », a-t-il précisé, insistant sur le comportement attendu, aussi bien au sein de l’établissement que dans la cité.
La forte mobilisation des familles et des partenaires n’est pas passée inaperçue. Pour la direction de l’INEC, cette présence massive est un signal fort, mais aussi une responsabilité supplémentaire. « Cette confiance nous honore, mais elle nous engage davantage. Plus on nous fait confiance, plus nous devons redoubler d’efforts pour la mériter », a déclaré le directeur-fondateur, affirmant la volonté de l’institut de hisser ses standards toujours plus haut.
Moment marquant de la cérémonie, la présence des anciens étudiants est venue illustrer la continuité et l’esprit de corps cultivés par l’INEC. Leur soutien aux nouveaux intégrés a donné à l’événement une dimension intergénérationnelle, symbole d’un attachement durable à l’institution.
Parrain de la promotion, le Dr Touré Karamoko, pharmacien, a livré un message sans détour aux étudiants. « Seul le travail paie. Le laxisme et l’attrait excessif des réseaux sociaux peuvent détourner les jeunes de leurs objectifs », a-t-il averti, appelant à l’assiduité et à la rigueur comme clés de la réussite professionnelle.
Au-delà des compétences techniques, il a rappelé que les qualités humaines restent déterminantes. « Le respect des aînés, la discipline, la moralité et la probité font souvent la différence dans le monde professionnel. Ces valeurs comptent autant que les diplômes », a-t-il conclu.
À travers cette cérémonie, l’INEC de Daloa réaffirme ainsi son ambition : former des profils compétents, mais surtout des professionnels responsables, conscients des exigences du marché du travail et des valeurs qui fondent une carrière durable.


