Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a clairement exprimé son opposition à une implication militaire dans le conflit au Moyen-Orient. Face aux pressions américaines pour mobiliser les alliés occidentaux, le chef du gouvernement espagnol a affirmé que son pays ne participerait pas à une guerre qu’il juge dangereuse pour la stabilité internationale.
Dans une déclaration ferme, Pedro Sánchez a insisté sur la nécessité de privilégier la diplomatie plutôt que l’escalade militaire. Pour le dirigeant espagnol, l’ouverture d’un nouveau front militaire risquerait d’aggraver une situation déjà très tendue dans la région et de provoquer des conséquences difficiles à contrôler sur la scène internationale.
Cette position place Madrid en opposition directe avec la stratégie de Washington. Le président américain Donald Trump souhaite en effet obtenir le soutien de ses alliés pour faire pression sur l’Iran, notamment en s’appuyant sur les infrastructures militaires présentes en Europe. Mais l’Espagne a refusé que les bases militaires situées sur son territoire soient utilisées dans le cadre d’une éventuelle opération contre Téhéran.
Pedro Sánchez assume pleinement ce choix politique et rappelle les leçons du passé, notamment les conséquences de l’intervention occidentale en Irak au début des années 2000. Selon lui, une nouvelle guerre dans la région pourrait provoquer davantage d’instabilité et entraîner des répercussions importantes bien au-delà du Moyen-Orient.
