Sacré champion de Côte d’Ivoire avant cette 30e et dernière journée de Ligue 1, l’ASEC Mimosas qui espérait communier avec ses supporters sur une ultime victoire à domicile, dimanche 24 mai au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, s’est fait surprendre par OSA d’Abobo, score final un but à zéro, (1-0), un revers inattendu qui ternit quelque peu l’éclat du titre de champion version 2026.
Dans une ambiance de célébration marquée par la remise du trophée, les hommes de Julien Chevalier avaient pourtant l’occasion idéale de conclure leur parcours par une prestation aboutie. Face à une équipe d’OSA d’Abobo sans véritable ambition puisque déjà relégué en division inférieure, les Mimos semblaient avoir toutes les cartes en main pour offrir à leurs supporters un succès symbolique.
Mais contre toute attente, le champion ivoirien n’a jamais réellement donné l’impression de maîtriser son sujet. Trop approximatifs dans les transmissions, parfois sans rythme dans l’animation offensive et peu inspirés dans les derniers mètres, les joueurs de l’ASEC ont laissé l’adversaire croire en ses chances et lui porter le coup fatal depuis la 20e minute de jeu (0-1), qu’il ne parviendra pas à égaliser jusqu’au coup de sifflet final.
Cette défaite soulève ainsi plusieurs interrogations sur le véritable niveau de maîtrise collective de l’ASEC Mimosas. Si le titre de champion récompense la régularité affichée tout au long de la saison, cette ultime sortie rappelle néanmoins qu’il subsiste des insuffisances dans le fond du jeu et dans la capacité de l’équipe à imposer son statut lors des grands rendez-vous qui cristallisent l’attention.

Chez de nombreux supporters, sûrement, la frustration est là, réelle. Ils espéraient brandir le trophée dans une atmosphère de victoire et de domination, afin de clôturer la saison sur une image forte. Hélas, ils ont été servi sur une prestation en demi-teinte qui accompagne ce sacre pourtant mérité sur l’ensemble de l’exercice.
L’ASEC Mimosas reste champion de Côte d’Ivoire 2026, mais ce dernier rendez-vous laisse un goût d’inachevé. Entre satisfaction du devoir accompli et regret d’une célébration manquée, les Mimos terminent leur saison avec une équation à résoudre, celle d’un champion couronné, mais encore en quête d’une parfaite orchestration.
