Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a levé le voile lundi 2 mars 2026 sur les mécanismes ayant conduit les États-Unis à lancer des frappes massives contre l’Iran au cours du week-end, a rapporté mardi 3 mars 2026 le journal israélien Yedioth Ahronoth.
Selon ses déclarations, c’est la certitude d’une action militaire unilatérale d’Israël qui a contraint Washington à intervenir de manière préventive pour protéger ses propres troupes.
Devant les journalistes, avant une réunion à huis clos avec le Congrès, Marco Rubio a explicitement affirmé que l’administration savait qu’Israël allait passer à l’action. Il a précisé que cette initiative israélienne aurait inévitablement déclenché des représailles iraniennes directes contre les forces américaines stationnées dans la région.
Selon le chef de la diplomatie, le choix de frapper en premier n’était pas une simple option, mais une nécessité pour éviter de subir des pertes bien plus lourdes lors des contre-attaques attendues.
Le secrétaire d’État a insisté sur le fait que l’Iran avait déjà donné des instructions à ses commandants sur le terrain pour viser les actifs américains dès le début d’une offensive israélienne. Face à ce scénario, Washington a estimé qu’il ne pouvait pas rester passif et attendre d’absorber le premier choc.
Cette analyse place les plans de guerre israéliens au cœur du calendrier militaire américain, suggérant que l’action de Tel-Aviv a dicté le tempo de l’intervention de Washington.
Cette justification intervient alors que l’opération conjointe, baptisée Epic Fury par le Pentagone et Roaring Lion par Israël, a déjà entraîné l’élimination de hauts responsables iraniens et des dégâts majeurs sur les infrastructures de missiles.
Cependant, cette lecture des événements est contestée au Congrès par plusieurs élus qui estiment que cette dynamique a entraîné les États-Unis dans un conflit de choix plutôt que de nécessité, alors même que des canaux diplomatiques étaient encore ouverts via Oman.
