Jeff Bezos est connu pour avoir fondé Amazon et développé Blue Origin, mais certains épisodes de sa vie sont beaucoup moins connus. De son véritable nom à ses méthodes de management, en passant par une étrange horloge conçue pour fonctionner pendant 10 000 ans, voici huit faits qui permettent de découvrir le milliardaire sous un autre angle.
Il ne s’est pas toujours appelé Bezos
À sa naissance, en janvier 1964 à Albuquerque, Jeff Bezos porte le nom de Jeffrey Preston Jorgensen. Sa mère, Jacklyn Gise, épouse ensuite Miguel Bezos, un immigré cubain qui adopte Jeff lorsqu’il a quatre ans. Son père biologique, Ted Jorgensen, ne découvrira la véritable identité et la réussite de son fils que plusieurs décennies plus tard.
Amazon aurait pu s’appeler « Cadabra »
Lorsque Bezos lance son entreprise en 1994, il l’enregistre d’abord sous le nom de Cadabra, en référence à « Abracadabra ». Mais son avocat aurait mal compris le nom au téléphone et pensé entendre « cadaver », soit « cadavre ». Bezos change alors rapidement de nom.
Il envisage également « Relentless », un terme anglais signifiant notamment « acharné » ou « impitoyable ». Le domaine relentless.com redirige d’ailleurs toujours vers Amazon.
Son rêve spatial remonte à ses 18 ans
Bien avant de créer Blue Origin, Bezos imaginait déjà un avenir dans lequel l’humanité vivrait en partie dans l’espace. Dans son discours de fin de lycée, en 1982, il évoquait la création de colonies spatiales capables d’accueillir des millions de personnes, afin de préserver la Terre.
Dix-huit ans plus tard, il fondait Blue Origin, concrétisant en partie cette ambition de jeunesse.
Il est apparu dans Star Trek
Grand fan de science-fiction et particulièrement de Star Trek, Bezos a obtenu un petit rôle dans Star Trek : Sans limites, sorti en 2016. Complètement transformé par le maquillage et les prothèses, il y incarne un extraterrestre membre de Starfleet.
Son arrivée sur le tournage aurait toutefois été beaucoup plus spectaculaire que son apparition à l’écran : trois limousines et une dizaine de gardes du corps l’accompagnaient.
Il a supprimé PowerPoint des réunions d’Amazon
En 2004, Bezos décide de bannir les présentations PowerPoint de certaines réunions chez Amazon. À ses yeux, les diapositives et les listes à puces ne permettent pas suffisamment d’approfondir les problèmes complexes.
À la place, les dirigeants doivent préparer des mémos narratifs d’environ six pages. Les premières minutes des réunions sont consacrées à leur lecture silencieuse avant que les participants ne commencent à discuter.
Son téléphone aurait été piraté via un message du prince saoudien
En 2018, Bezos échangeait avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane sur WhatsApp. Selon les éléments rapportés dans l’article, un fichier vidéo envoyé par ce dernier aurait contenu un logiciel malveillant ayant permis l’exfiltration d’une importante quantité de données du téléphone du milliardaire.
L’affaire avait pris une dimension particulière puisque Bezos est également propriétaire du Washington Post, dont le journaliste saoudien Jamal Khashoggi était un collaborateur avant son assassinat en 2018.
Il finance une horloge censée fonctionner pendant 10 000 ans
Bezos a investi plus de 42 millions de dollars dans un projet particulièrement inhabituel : une immense horloge mécanique imaginée par l’informaticien et chercheur Danny Hillis.
Construite à l’intérieur d’une montagne au Texas, elle est conçue pour fonctionner de manière autonome pendant 10 000 ans. Son mécanisme doit avancer extrêmement lentement : une seule impulsion par an, avec une aiguille qui ne progresse que d’un cran tous les cent ans.
Les premiers bureaux d’Amazon étaient… des portes
Aux débuts d’Amazon, Bezos cherche à réduire au maximum les dépenses liées à l’aménagement des bureaux. Il constate que les portes en bois coûtent moins cher que les bureaux traditionnels et décide donc de les transformer en tables en leur ajoutant des pieds.
Cette solution improvisée est devenue un symbole de la culture de frugalité d’Amazon. L’entreprise continue même de faire référence aux « bureaux-portes » dans sa culture interne, malgré sa transformation en géant mondial.
Derrière l’image du milliardaire qui dirige Amazon et Blue Origin se cache donc un parcours particulièrement atypique, marqué autant par les ambitions spatiales que par une obsession pour l’efficacité, la frugalité et les idées à très long terme.
