Une affaire judiciaire impliquant la famille du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa prend de l’ampleur. Kelsea Tadiwa Tafirenyika, âgée de 22 ans et épouse de Collins Mnangagwa, fils du chef de l’État, est poursuivie pour des faits présumés liés au trafic de drogues dangereuses.
La jeune femme a été arrêtée le 4 août 2026 à son domicile de Greystone Park, à Harare. Selon les éléments présentés par la police, une perquisition menée dans sa résidence aurait permis de découvrir notamment de la péthidine, de la morphine ainsi que du cannabis. Elle fait depuis face à des accusations de possession et de trafic de substances interdites.
L’enquête ne s’est toutefois pas limitée aux stupéfiants. Les autorités ont également soulevé des interrogations concernant l’identité de la jeune femme. Les enquêteurs lui reprochent notamment d’avoir utilisé un second document d’identité, établi au nom de « Getrude Badza ». Ces éléments font désormais partie des investigations menées par les autorités zimbabwéennes.
Le dossier s’est encore alourdi avec de nouvelles accusations de blanchiment d’argent. Les procureurs soupçonnent Kelsea Tafirenyika d’avoir cherché à dissimuler les revenus présumés provenant du trafic de drogue en investissant dans des biens et des véhicules de luxe. L’ensemble des actifs concernés serait évalué à plusieurs millions de dollars et comprendrait notamment des Lamborghini, Bentley et Rolls-Royce.
Placée en détention, la jeune femme s’est vu refuser une libération sous caution par un magistrat de Harare. Pour justifier cette décision, celui-ci a notamment estimé que « la société doit être protégée contre vous ». Cette déclaration illustre la gravité des accusations retenues contre elle, alors que la procédure judiciaire se poursuit.
L’affaire a également pris une dimension familiale avec l’arrestation de la mère et de la sœur de Kelsea Tafirenyika à Bulawayo, elles aussi soupçonnées d’infractions liées aux stupéfiants. Les investigations doivent désormais déterminer les éventuels liens entre les différentes personnes mises en cause et l’origine des biens concernés. À ce stade, toutes les personnes poursuivies restent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision de justice.
