Une semaine après le grave accident survenu sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé de premières sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, sur la base des conclusions préliminaires du Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA).
Des manquements dans la gestion du parc automobile
L’enquête du BEA a mis au jour plusieurs irrégularités dans la gestion du parc de véhicules de la compagnie, en infraction avec la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 et la réglementation relative au contrôle technique automobile. Ces manquements portent notamment sur les conditions de mise en circulation des véhicules de transport de passagers.
Les mesures prises
Le ministère a ordonné : la suspension immédiate de la carte de transporteur de Diarra Transport ;le convoi de l’ensemble de ses véhicules vers Abidjan pour inspection technique complète et contrôle de conformité administrative.
La reprise d’activité de l’entreprise sera conditionnée à la levée de ces mesures, ainsi qu’à la présentation de documents attestant que les conducteurs détiennent le Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR), exigence réglementaire pour tout chauffeur professionnel.
Une facture qui s’alourdit pour l’opérateur
Diarra Transport devra en outre s’acquitter de l’ensemble des amendes liées aux infractions routières relevées sur ses véhicules, ainsi que des frais engagés dans la prise en charge des conséquences de l’accident — une charge financière qui vient s’ajouter à l’arrêt de son activité commerciale.
Un signal pour l’ensemble du secteur
À travers ces sanctions, le ministère entend rappeler aux opérateurs de transport routier l’importance du respect strict des règles de sécurité, dans le cadre de sa lutte contre l’incivisme routier. Ces mesures prennent effet dès leur publication et resteront en vigueur jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice d’éventuelles suites judiciaires.
