À Bouaké, le port du casque est désormais au cœur d’une vaste opération de sécurité routière. Lancée lundi 7 septembre 2026 par la mairie, la police et la gendarmerie, l’opération a permis d’obtenir dès le premier jour une nette adhésion des motocyclistes. Selon les forces de l’ordre, le taux de respect du port du casque avoisinait déjà 80 %.
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. Entre le 1er janvier et le 19 août 2026, 675 accidents de la circulation ont été enregistrés à Bouaké, impliquant notamment 293 motos et 46 tricycles. Le bilan s’élève à 63 décès.
Face à cette situation, le maire Amadou Koné avait annoncé le renforcement des mesures lors de la dernière session du Conseil municipal. Des barrages filtrants ont ainsi été installés sur plusieurs axes de la ville. Les conducteurs sans casque sont verbalisés et leurs motos peuvent être immobilisées.
Au premier jour, 150 motos ont été contrôlées et 462 contraventions dressées pour différents faits d’incivisme routier. Les autorités ont également annoncé que les engins des récidivistes pourraient être définitivement confisqués.
La lutte contre la drogue s’intensifie
L’opération ne se limite pas au port du casque. Les forces de l’ordre ont également mené une offensive contre les fumoirs. 22 sites ont été visités et détruits, tandis que 14 personnes ont été interpellées.
Près de deux tonnes de comprimés de qualité inférieure ou falsifiés ont également été saisies, ainsi que 530 comprimés d’un autre produit pharmaceutique contrefait.
Le dispositif doit se poursuivre dans la durée. Selon le général Dosso Siaka, directeur général adjoint de la Police nationale chargé de la sécurité publique, il ne s’agit pas d’une opération ponctuelle de quelques jours. Des bilans doivent être établis toutes les deux semaines.
Une nouvelle opération contre la drogue et les stupéfiants est par ailleurs annoncée à partir du 12 septembre. Des restrictions de circulation sont également prévues pour les deux et trois-roues sur certains tronçons de l’A3 et du boulevard du Carnaval.
Pour les autorités, l’objectif est clair : réduire les accidents, lutter contre l’incivisme et améliorer durablement la sécurité dans les rues de Bouaké, tout en veillant au respect de la loi et des droits humains.
