Rapatriements depuis l’Afrique du Sud : le Ghana rejette toute dette envers Pretoria

Le Ghana a fermement rejeté les informations selon lesquelles il devrait de l’argent à l’Afrique du Sud pour le rapatriement de ses ressortissants. Dans un communiqué publié jeudi 13 août 2026, le ministère ghanéen des Affaires étrangères affirme que l’ensemble des opérations d’évacuation a été financé par Accra et ses partenaires nationaux.

Depuis mai, plus de 1 600 Ghanéens ont quitté l’Afrique du Sud dans le cadre de cette opération, lancée après une série de violences xénophobes visant notamment des ressortissants étrangers. Le premier vol, transportant environ 300 personnes, avait atterri à l’aéroport international Kotoka d’Accra le 27 mai. D’autres opérations de rapatriement doivent encore avoir lieu.

Le gouvernement ghanéen affirme également avoir prévu un dispositif d’accompagnement pour les personnes rapatriées. À leur arrivée au Ghana, celles-ci bénéficient notamment de fonds destinés à leur réinsertion, d’une aide au transport ainsi que de différents kits d’assistance afin de faciliter leur retour dans le pays.

Cette mise au point intervient après des informations faisant état de sommes réclamées par Pretoria à plusieurs pays africains pour l’assistance apportée au retour de leurs ressortissants. Le Nigeria, le Malawi et l’Éthiopie figureraient notamment parmi les pays concernés par ces demandes financières.

Le montant total évoqué devant le Parlement sud-africain atteindrait environ 18,5 millions de dollars, soit près de 292 millions de rands. Ces chiffres auraient été présentés par le directeur général du ministère sud-africain de l’Intérieur, Tommy Makhode, dans le cadre des discussions sur les coûts liés à l’accompagnement et au rapatriement de ressortissants étrangers.

Accra tient toutefois à distinguer clairement sa situation de celle des autres pays cités. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères assure que le Ghana ne doit aucune somme à l’Afrique du Sud pour le rapatriement de ses citoyens et affirme qu’il ne figurera « en aucun cas » sur la liste des pays auxquels Pretoria réclame un remboursement.

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