Une attaque armée contre l’aéroport international de Niamey, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, a été suivie de graves accusations de la part du régime militaire au pouvoir au Niger. Selon les autorités de Niamey, des hommes armés ont mené un assaut contre une base militaire située en bordure du site aéroportuaire, provoquant des tirs nourris et des explosions avant d’être repoussés par les forces nigériennes avec l’appui de partenaires présents sur place.
Le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, a affirmé publiquement que cet assaut ne pouvait être l’œuvre de simples jihadistes isolés. Dans un discours ferme diffusé à la radio d’État, il a directement accusé les gouvernements de la France, du Bénin et de la Côte d’Ivoire d’avoir « sponsorisés » ou soutenus les assaillants, estimant que ces pays avaient intérêt à déstabiliser le Niger.
Les autorités nigériennes ont également remercié leurs « partenaires russes » pour leur rôle dans la contre-attaque qui aurait permis de neutraliser plusieurs assaillants et d’arrêter d’autres, tout en blessant des militaires nigériens sur place. L’attaque aurait causé des dégâts matériels, notamment à des aéronefs civils stationnés sur le tarmac, mais aucun bilan de victimes civiles n’a été confirmé.
Ces accusations sont immédiatement perçues comme un nouvel épisode de tensions diplomatiques entre le régime militaire nigérien et plusieurs de ses anciens partenaires régionaux. Depuis le coup d’État de juillet 2023, les relations entre Niamey, Paris, Cotonou et Abidjan sont régulièrement tendues, le gouvernement nigérien reprochant notamment à ces pays une ingérence dans ses affaires intérieures, ce qu’ils ont systématiquement démenti.


