L’Iran a annoncé, samedi 18 avril 2026, la reprise du « strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir ce passage clé du commerce mondial du pétrole, en réaction au maintien du blocus américain de ses ports.
Dans un communiqué, le commandement des forces armées iraniennes a indiqué que Téhéran avait « accepté de bonne foi d’autoriser le passage d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux », accusant toutefois les États-Unis de « continuer de se livrer à des actes de piraterie ».
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, alors qu’un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur le 8 avril, approche de son terme, sur fond de négociations diplomatiques visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Selon des données du site spécialisé MarineTraffic, une reprise timide du trafic maritime avait été observée samedi matin dans le détroit, avec une dizaine de navires en circulation, dont plusieurs pétroliers, certains ayant toutefois fait demi-tour. Avant le déclenchement des hostilités, environ 120 navires transitaient quotidiennement par ce passage stratégique, selon des sources spécialisées.
De son côté, le président américain Donald Trump a réaffirmé que le blocus des ports iraniens resterait « totalement en vigueur » jusqu’à la conclusion d’un accord de paix, précisant qu’il pourrait être maintenu en l’absence de compromis à l’issue des discussions.
L’armée américaine a indiqué que, depuis le début du blocus, 21 navires avaient obéi aux injonctions des forces américaines leur ordonnant de rebrousser chemin.
Par ailleurs, M. Trump a évoqué la possibilité d’un accord de paix « très proche », affirmant que l’Iran aurait accepté de remettre son uranium enrichi, une information démentie par les autorités iraniennes.
Le détroit d’Ormuz constitue un point névralgique du commerce énergétique mondial, reliant le Golfe persique à l’océan Indien, et son contrôle demeure un enjeu stratégique majeur dans la région.
