Mine de La Lobo : un dialogue social en construction au service de la performance

Mine de La Lobo : un dialogue social en construction au service de la performance

Mine de La Lobo : un dialogue social en construction au service de la performance

À l’occasion de la Fête du Travail 2026, les employés de la Société Minière de La Lobo ont salué des avancées sociales notables, fruit d’un dialogue structuré entre direction et partenaires sociaux. Dans un secteur souvent sous tension, l’entreprise esquisse un modèle où stabilité sociale et objectifs de production avancent de concert.


Dans la sous-préfecture de Grégbeu, la célébration du 1er mai a pris une tonalité particulière cette année à la Société Minière de La Lobo. Loin d’un simple rituel, la journée a servi de vitrine à une transformation progressive des relations professionnelles au sein de l’entreprise

Prenant la parole au nom des travailleurs, Traoré Harounan a dressé un constat mesuré mais significatif : celui d’une amélioration tangible du climat social. « Rien n’est parfait, mais les efforts sont visibles », a-t-il résumé, mettant en avant l’instauration d’une délégation du personnel désormais opérationnelle.

Cette structuration du dialogue marque une rupture avec les années antérieures, comme l’a rappelé le Syndicat des Travailleurs de la Mine de La Lobo. « Il y a quelques années, il n’existait pas de véritable cadre d’échanges », a souligné son secrétaire général adjoint, N’dri Arnaud. Depuis, plusieurs avancées ont été enregistrées, dont l’introduction d’une prime de production et une reconnaissance formelle de la représentation des travailleurs.

Au-delà des acquis sociaux, c’est une logique plus large qui semble se dessiner : celle d’un alignement progressif entre performance industrielle et stabilité sociale. Un enjeu stratégique pour une entreprise qui ambitionne d’atteindre une production de 120 000 onces en 2026.

La question du genre s’invite également dans cette dynamique. Par la voix de Legret Ruth, l’Association des femmes minières a salué une ouverture croissante du secteur aux femmes, encore largement sous-représentées dans l’industrie extractive en Afrique de l’Ouest.

Côté direction, le discours se veut fédérateur. Représentant les ressources humaines, Christine Logbo-Kossi a insisté sur la centralité du capital humain dans la stratégie de l’entreprise : « Notre première mine, c’est vous », a-t-elle déclaré, réaffirmant les priorités en matière de sécurité, de formation et de bien-être.

Dans un contexte où les activités minières restent souvent exposées à des tensions sociales, l’expérience de La Lobo illustre une tentative de structuration durable du dialogue interne. Reste à savoir si cette dynamique pourra se consolider dans le temps, à mesure que les exigences de production s’intensifieront.

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