Après plusieurs jours de violences intenses, une accalmie relative est observée au Mali, même si la situation reste extrêmement tendue, notamment dans la capitale Bamako toujours sous la menace d’un blocus imposé par des groupes armés.
Fin avril, le pays a été secoué par une série d’attaques coordonnées d’une ampleur inédite, menées conjointement par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et des rebelles indépendantistes. Ces offensives ont visé plusieurs villes stratégiques, dont la capitale et ses environs, marquant une escalade majeure dans le conflit malien.
Dans la foulée, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé un blocus de Bamako, affirmant contrôler ou perturber plusieurs axes routiers menant à la ville. L’objectif affiché est d’empêcher l’entrée de personnes et de marchandises, tout en maintenant une pression constante sur les autorités.
Sur le terrain, les effets de ce blocus se font déjà sentir. Des centaines de véhicules ont été bloqués aux abords de la capitale, notamment sur les routes venant du sud, provoquant des perturbations dans l’approvisionnement et les déplacements.
Malgré cette situation, une forme de calme précaire semble s’installer ces derniers jours. Les combats ont diminué en intensité, même si la menace reste omniprésente. Les autorités militaires, dirigées par le général Assimi Goïta, tentent de rassurer la population en affirmant garder le contrôle de la situation.
Dans Bamako, la vie quotidienne continue tant bien que mal. Si certaines activités ont été perturbées, notamment en raison de couvre-feux ou de restrictions de circulation, la population s’efforce de maintenir une certaine normalité malgré la peur et l’incertitude.
