Ce jeudi 1ᵉʳ août marque le Jour du dépassement de la Terre, selon le Global Footprint Network, qui calcule cet indice chaque année. Cette date, indiquant que l’humanité a épuisé les ressources naturelles que la planète peut régénérer en un an, arrive 15 heures plus tôt que l’année précédente, soit un jour plus tôt par rapport à 2023.
Depuis 2018, cette date était restée relativement stable, à l’exception de 2020 où elle avait été reculée au 16 août en raison des confinements liés à la pandémie de Covid-19, qui avaient ralenti l’économie mondiale.
En sept mois, l’humanité a consommé autant de ressources naturelles que la Terre peut renouveler en une année complète, selon le Global Footprint Network. Actuellement, il faudrait 1,75 planète Terre pour subvenir à nos besoins. David Lin, directeur scientifique de l’ONG, souligne que « la persistance du dépassement depuis un demi-siècle a entraîné une diminution de la biodiversité, un excès de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et une concurrence accrue pour la nourriture et l’énergie ». Les effets de cette surconsommation sont de plus en plus visibles : vagues de chaleur inhabituelles, feux de forêt, sécheresse et inondations.
Bien que le Jour du dépassement soit resté relativement stable entre le 1ᵉʳ et le 6 août depuis 2011, le Global Footprint Network avertit que l’humanité n’atteint pas les objectifs internationaux fixés pour protéger la planète.
Parmi ces objectifs figurent la protection de 30 % de la biosphère mondiale d’ici 2030 et la réduction des émissions de carbone d’environ 45 % par rapport à 2010. Selon l’ONG, « la réduction des émissions de carbone nécessiterait de repousser le Jour du dépassement de 22 jours par an au cours des six prochaines années ». Depuis 1970, la date du Jour du dépassement a avancé de cinq mois.