Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a vivement critiqué dimanche 5 avril 2026, une décision de la Haute Cour de justice d’Israël ayant autorisé la tenue d’une manifestation anti-guerre à Tel-Aviv, sur fond de conflit en cours avec l’Iran, a rapporté l’Agence de presse turc Anadolu.
Dans un message publié sur la plateforme X, le chef du gouvernement israélien a jugé la décision « incroyable », établissant un parallèle avec les restrictions imposées aux fidèles juifs pendant la fête de Pessah pour prier au Mur occidental à Jérusalem.
« La liberté de manifester est importante, mais la liberté de prier ne l’est pas moins. En temps de guerre, la seule autorité habilitée à déterminer les mesures sécuritaires est le Commandement du front intérieur », a-t-il déclaré.
Depuis deux semaines, des rassemblements se multiplient en Israël, notamment à Tel-Aviv, pour réclamer la fin des hostilités entre Israël et l’Iran.
Ces propos ont suscité de vives réactions au sein de l’opposition. Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a accusé Netanyahu d’entretenir une rhétorique clivante en pleine crise.
« Alors que l’on cherche encore des survivants sous les décombres à Haïfa, il tente de diviser le pays et d’inciter contre les juges », a-t-il dénoncé sur X.
L’ancien ministre de la Défense Benny Gantz a également appelé à l’unité, soulignant que « la guerre d’Israël est contre l’Iran, pas contre la Cour suprême ».
De son côté, Yair Golan, dirigeant du Parti démocrate, a accusé le Premier ministre d’alimenter les divisions internes pour des raisons politiques, dénonçant une attaque répétée contre l’institution judiciaire.
