La Guinée a inauguré, dimanche 1er novembre, sa première raffinerie d’or, baptisée Nimba Gold Refinery (NGR). La cérémonie s’est déroulée à Gbessia, dans la capitale Conakry, sous la présidence du chef de l’État, Mamadi Doumbouya. Cette infrastructure s’inscrit dans la volonté des autorités de développer la transformation locale des ressources minières.
Depuis juin 2026, le pays a interdit l’exportation de l’or brut afin d’imposer son raffinage sur le territoire national avant toute commercialisation à l’étranger. Les premiers lingots produits localement avaient déjà été expédiés le 9 octobre, quelques semaines avant l’inauguration officielle de l’usine.
La Nimba Gold Refinery annonce une capacité de traitement de 733 tonnes d’or par an, soit plus de dix fois la production nationale estimée à environ 70 tonnes en 2025. À travers ce projet, Conakry ambitionne également d’attirer une partie de la production aurifère des pays voisins et de devenir un centre régional de raffinage.
L’orpaillage artisanal représente une part importante de la production guinéenne. Sur les quelque 70 tonnes exportées en 2025, près de 50 provenaient de cette activité. Les autorités envisagent également que l’État puisse acquérir jusqu’à 30 % de la production des mines industrielles et semi-industrielles afin de renforcer l’approvisionnement de la raffinerie.
« L’or guinéen sera fondu en Guinée, certifié en Guinée, valorisé en Guinée », avait déclaré Mamadi Doumbouya lors de l’annonce de cette orientation en juin. Le pays rejoint ainsi le Mali, le Burkina Faso et le Ghana, qui ont déjà engagé des projets de raffinage local. En Côte d’Ivoire, l’ouverture d’une première raffinerie d’or est annoncée pour 2027.
