Moscou et sa région ont été visées dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 octobre par une attaque massive de drones ukrainiens. Selon le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, plus de 650 appareils ont été lancés en direction de Moscou. La majorité aurait été interceptée par la défense antiaérienne.
L’attaque a néanmoins fait des victimes. Dans la région de Moscou, le gouverneur Andreï Vorobiov a fait état de la mort de deux personnes, âgées de 20 et 71 ans, ainsi que de plusieurs blessés. Des dizaines d’habitations et des véhicules ont également été endommagés dans plusieurs localités.
Un important site de stockage et de distribution de carburant situé à Volodarskaïa, dans la région de Moscou, aurait également été touché. Le complexe constitue l’un des principaux centres d’approvisionnement en carburants de la région et est notamment relié au système de distribution de Transneft. Les informations faisant état de dégâts sur le site n’ont toutefois pas encore été officiellement confirmées par les autorités russes.
Le ministère russe de la Défense affirme de son côté avoir intercepté près de 900 drones ukrainiens au cours de la nuit dans plusieurs régions du pays, notamment au-dessus de la Crimée et de la mer d’Azov. Cette nouvelle attaque illustre l’intensification des frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques et pétrolières russes.
Kiev cherche notamment à perturber les infrastructures utilisées pour l’approvisionnement énergétique et le financement de l’effort de guerre russe. Moscou a, parallèlement, intensifié ses propres frappes contre l’Ukraine ces dernières semaines.
Cette attaque intervient alors que les deux camps poursuivent leurs opérations aériennes à grande échelle. Elle marque également une nouvelle démonstration de la capacité de l’Ukraine à frapper des cibles situées loin de la ligne de front, au cœur du territoire russe.
