Ghana : 49,7 millions de cedis dépensés pour rapatrier 1 964 ressortissants d’Afrique du Sud

Le gouvernement ghanéen a dépensé 49,72 millions de cedis, soit environ 4,3 millions de dollars, pour rapatrier 1 964 de ses ressortissants d’Afrique du Sud, à la suite d’une vague d’attaques xénophobes. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a communiqué ce bilan financier le 7 septembre 2026, à Accra.

L’opération, lancée le 27 mai et achevée le 4 septembre, a mobilisé des vols charters et commerciaux. Les dépenses couvrent également le transport terrestre, l’hébergement, la nourriture, les soins médicaux ainsi que les aides destinées à faciliter la réinsertion des personnes rapatriées. Une enveloppe a aussi été consacrée au rapatriement des dépouilles de deux ressortissants ghanéens.

Sur le montant total, l’État a financé 33,72 millions de cedis, tandis que l’entreprise Engineers and Planners, appartenant à l’homme d’affaires Ibrahim Mahama, a apporté une contribution de 16 millions de cedis. Chaque personne rapatriée a également bénéficié d’une aide de 5 000 cedis pour sa réinsertion et de 500 cedis pour ses frais de transport.

Cette opération a été organisée dans un contexte de dégradation des conditions de sécurité pour les ressortissants étrangers en Afrique du Sud, où des migrants ont été victimes de menaces, d’intimidations et de violences. Selon les autorités ghanéennes, la protection des citoyens a justifié cette intervention, malgré son coût financier.

Toutefois, les dépenses engagées font l’objet d’un débat au Parlement. Le 11 octobre, des députés de l’opposition ont demandé un audit indépendant, estimant que certaines pièces justificatives ne permettaient pas de rapprocher les montants annoncés des bénéficiaires recensés. La majorité parlementaire a, de son côté, affirmé que les dépenses étaient documentées et que les justificatifs avaient été transmis à la commission compétente.

Le gouvernement a notamment indiqué avoir remis un rapport de plus de 200 pages à la minorité parlementaire en réponse à une demande d’accès à l’information. Le débat porte désormais sur la vérification détaillée des dépenses et la transparence de la gestion de cette opération de rapatriement.

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