La Confédération africaine de football augmente de 33 % le financement annuel de ses associations membres. Les unions zonales bénéficieront, elles aussi, d’une enveloppe revalorisée à 900 000 dollars par an, dans le cadre d’un programme visant à renforcer les capacités du football africain.
La Confédération africaine de football (CAF) relève le niveau de son soutien financier aux fédérations nationales. Son président, Patrice Motsepe, a annoncé une augmentation de 33 % du financement annuel accordé à chacune des 54 associations membres, dont la dotation pourra désormais atteindre 700 000 dollars.
Cette décision marque une nouvelle étape dans l’évolution du dispositif de financement de l’instance continentale. En 2021, les associations membres recevaient une subvention annuelle de 200 000 dollars. Ce montant a ensuite été porté à 400 000 dollars, puis à 525 000 dollars, avant d’atteindre le nouveau plafond annoncé.
En cinq ans, l’enveloppe annuelle par fédération a ainsi été multipliée par 3,5. Cette progression traduit la volonté affichée par la direction de la CAF de donner aux instances nationales davantage de moyens pour développer le football dans leurs pays respectifs.
Les unions zonales également concernées
La hausse ne concerne pas uniquement les fédérations nationales. Les unions zonales de la CAF verront leur financement annuel passer de 750 000 à 900 000 dollars, soit une augmentation de 150 000 dollars, équivalente à 20 %.L’Association des clubs africains (ACA) bénéficiera également d’une revalorisation de son soutien financier annuel, qui passera de 400 000 à 500 000 dollars.
Ces différentes allocations s’inscrivent dans la stratégie de la CAF visant à renforcer les structures du football sur le continent. L’instance entend notamment soutenir la formation des jeunes, le développement du football féminin, l’amélioration de l’administration des fédérations et la mise en place de programmes plus durables pour les joueurs, les entraîneurs et les arbitres.
Le défi de l’utilisation des fonds
L’augmentation des subventions apporte des marges de manœuvre supplémentaires aux fédérations africaines, dont les capacités financières et administratives varient sensiblement d’un pays à l’autre. Mais le relèvement des enveloppes ne garantit pas, à lui seul, une amélioration du niveau du football.
L’enjeu sera de transformer ces ressources en investissements concrets : formation des jeunes, compétitions locales régulières, amélioration des infrastructures, professionnalisation des équipes administratives et renforcement de la gouvernance.
La transparence dans l’utilisation des fonds et la capacité à mesurer les résultats seront donc déterminantes. Pour les fédérations, l’augmentation annoncée représente une opportunité de consolider leurs activités au-delà des seules compétitions internationales.
Pour la CAF, l’objectif affiché est de rendre les associations membres plus autonomes financièrement et de faire progresser durablement le football africain. La prochaine étape consistera à démontrer que ces moyens supplémentaires produisent des effets tangibles sur le terrain.
