À Sébraguhé, la célébration du 66e anniversaire de l’Indépendance a servi de tribune au sous-préfet de Gboguhé pour dresser le bilan des progrès réalisés dans la sous-préfecture et appeler les populations à renforcer l’unité, la sécurité et la cohésion sociale.
À Gboguhé, la fête nationale a été placée sous le signe du développement. Vendredi 7 août 2026, les populations de la sous-préfecture se sont retrouvées à Sébraguhé pour célébrer le 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Autorités administratives et politiques, chefs traditionnels et religieux, cadres, opérateurs économiques, associations de jeunes et de femmes ont pris part à la cérémonie, organisée autour du thème national : « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ».
Prenant la parole, le sous-préfet de Gboguhé, Jean-Paul Akou, a placé la cohésion sociale au cœur de son message. Pour l’administrateur civil, les investissements et les projets de développement ne peuvent produire durablement leurs effets sans un environnement stable.
« Il ne peut y avoir de développement durable sans paix, sans unité et sans sécurité », a-t-il souligné.
Éducation, santé, électricité : des avancées à consolider
Le sous-préfet a profité de cette célébration pour dresser un état des lieux des progrès enregistrés dans la sous-préfecture.
Dans l’éducation, il a notamment cité la transformation du collège moderne de Gboguhé en lycée moderne, la création de collèges de proximité et la construction en cours d’un lycée professionnel à Briveaux.
Le secteur de la santé connaît également des avancées, avec une dizaine de centres de santé répartis sur le territoire. Jean-Paul Akou a salué l’appui des collectivités territoriales, notamment la mise à disposition de deux ambulances destinées aux centres de santé de Gboguhé et d’Équipeau.
Sur le front de l’électricité, les 37 villages de la sous-préfecture sont désormais électrifiés, selon le bilan présenté par le sous-préfet. Il a toutefois plaidé pour la poursuite de l’extension des réseaux afin d’accompagner la croissance des besoins.
L’accès à l’eau potable demeure également un chantier à poursuivre. Si des points d’eau existent dans la majorité des localités, la couverture reste à renforcer pour atteindre l’ensemble des populations.
La sécurité, un préalable au développement
La question sécuritaire a occupé une place importante dans le discours du sous-préfet.
Revenant sur l’incendie du poste de gendarmerie de Gboguhé en 2021, Jean-Paul Akou a indiqué qu’un bâtiment destiné à accueillir une brigade de gendarmerie avait été construit avec l’appui du Conseil régional.
Il souhaite désormais que la brigade soit effectivement créée et mise en service, une demande adressée aux autorités compétentes.
Mais pour l’administrateur civil, la sécurité ne relève pas uniquement des forces de défense et de sécurité.
« La sécurité n’est pas l’affaire des seules forces de l’ordre, elle est une responsabilité collective », a-t-il déclaré, appelant les populations à collaborer avec les forces de sécurité, à privilégier l’alerte précoce et à renforcer leur civisme.
La jeunesse a également été directement interpellée. Jean-Paul Akou l’a exhortée à s’éloigner de la drogue, de la violence et de la délinquance, considérées comme autant de menaces pour son avenir et celui de la localité.
Agriculture et entrepreneuriat comme leviers économiques
Le sous-préfet a par ailleurs appelé à mieux exploiter le potentiel agricole de Gboguhé.
Il a notamment encouragé la transformation locale des productions et le développement des initiatives entrepreneuriales portées par les jeunes et les femmes.
Pour soutenir cette dynamique, il a appelé producteurs, coopératives, opérateurs économiques et collectivités à renforcer leur collaboration et leur solidarité.
Une approche qui vise à faire du potentiel agricole local un véritable moteur de création de valeur et d’emplois.
Stéphane Kipré appelle à préserver l’unité
Présent à la cérémonie, le député de Gboguhé-Zaïbo, Stéphane Kipré, a salué le message du sous-préfet, notamment sur les enjeux de sécurité et de développement.
« Sans sécurité, il n’y a pas de développement », a-t-il relevé, tout en mettant en avant les progrès enregistrés dans le secteur éducatif.
Le parlementaire a lui aussi appelé les populations à préserver la cohésion sociale.
« Restons unis, restons dans une cohésion sociale autour de notre circonscription électorale parce que le développement a besoin de l’union », a-t-il lancé.
La célébration s’est achevée par un défilé réunissant les différentes composantes de la société locale.
À Gboguhé, le 66e anniversaire de l’Indépendance aura donc été l’occasion de mettre en avant les acquis en matière d’éducation, de santé et d’électrification, tout en rappelant les chantiers encore ouverts. Pour les autorités locales, l’enjeu est désormais de consolider la paix et la sécurité afin de transformer ces avancées en une dynamique durable de développement.
