La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé, vendredi 27 février 2026, la mort d’au moins cinq personnes dans des frappes attribuées à Israël, en dépit du cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 10 octobre avec le Hamas.
Selon cette organisation de premiers secours, qui opère sous l’autorité du mouvement islamiste palestinien, une frappe de drone aurait tué trois personnes dans le sud du territoire. Deux autres victimes auraient été recensées dans le centre de l’enclave, dévastée par plus de deux années de guerre.
Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violations répétées. Les échanges de tirs restent quasi quotidiens. Le 15 février, la Défense civile avait déjà rapporté la mort de 12 personnes dans des frappes israéliennes à travers Gaza. L’armée israélienne avait alors affirmé avoir ciblé « plusieurs terroristes armés » retranchés sous des décombres, évoquant une « violation flagrante » du cessez-le-feu.
Malgré l’accord, la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile. L’armée israélienne contrôlerait toujours plus de la moitié du territoire, tandis que le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, refuse de se désarmer aux conditions fixées par Israël.
À la mi-janvier, les États-Unis ont annoncé le lancement de la deuxième phase d’un plan présenté par le président Donald Trump pour mettre fin durablement au conflit. Ce plan prévoit un retrait progressif des forces israéliennes, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, plus de 600 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, des chiffres jugés crédibles par l’ONU. De son côté, l’armée israélienne a fait état de la mort de cinq de ses soldats depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.


