La canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet a eu des conséquences sanitaires majeures. Selon un bilan publié par Santé publique France, 5 764 décès supplémentaires ont été enregistrés durant cette période, soit une hausse de 36,2 % par rapport au nombre de décès habituellement attendu. Il s’agit du bilan le plus lourd depuis la vague de chaleur meurtrière de 2003.
Cet épisode, qualifié d’historique par les autorités sanitaires et météorologiques, a concerné 92 départements, soit près de 98,5 % de la population française. Les 24 et 25 juin ont notamment été les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une température moyenne nationale dépassant pour la première fois les 30 °C sur 24 heures.
Les personnes âgées de 75 ans et plus ont été les plus touchées, représentant près des deux tiers des décès excédentaires. Toutefois, Santé publique France souligne que cette hausse de la mortalité a concerné toutes les tranches d’âge à partir de 15 ans, un phénomène jugé inhabituel. La région parisienne a été la plus affectée, enregistrant à elle seule près de 2 000 décès supplémentaires.
Si ces chiffres concernent la mortalité toutes causes confondues et ne permettent pas encore d’attribuer chaque décès directement à la chaleur, les autorités estiment que la canicule a joué un rôle déterminant. Les effets des températures extrêmes peuvent en effet aggraver des pathologies existantes ou provoquer des complications parfois mortelles, notamment chez les personnes les plus vulnérables.
Face à ce constat, les experts appellent à renforcer les mesures d’adaptation aux épisodes de chaleur, appelés à devenir plus fréquents avec le changement climatique. Malgré les progrès réalisés depuis 2003 en matière de prévention, cette canicule démontre que les fortes chaleurs continuent de représenter un défi majeur pour la santé publique en France.
