La colère sociale a franchi un nouveau cap en France, jeudi 5 novembre 2026, avec une journée nationale de grève et de manifestations organisée à l’appel de plusieurs syndicats. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour réclamer une amélioration du pouvoir d’achat, des hausses de salaires et davantage de moyens pour les services publics.
Selon le ministère français de l’Intérieur, 575 000 personnes ont participé aux différents rassemblements à travers le pays. La Confédération générale du travail (CGT) avance, de son côté, le chiffre de 1,6 million de manifestants. Plus de 200 rassemblements ont été organisés, réunissant salariés du public et du privé, étudiants, lycéens et retraités.
Les revendications portent notamment sur la revalorisation des rémunérations, la lutte contre la vie chère, la préservation des emplois et l’amélioration des conditions de travail. Les manifestants dénoncent également le manque de moyens dans l’éducation et les autres services publics, dans un contexte marqué par les inquiétudes liées à l’emploi et au coût de la vie.
Pour encadrer cette mobilisation, environ 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur l’ensemble du territoire. Si la majorité des défilés s’est déroulée dans le calme, des affrontements et des incidents ont été signalés notamment à Paris et à Lyon. Les autorités font état de 448 interpellations et de 53 policiers blessés.
La grève a également entraîné des perturbations dans plusieurs secteurs, notamment les transports, l’éducation et l’énergie. La tour Eiffel a notamment fermé ses portes au public en raison du mouvement social. Cette nouvelle journée de contestation accroît la pression sur le gouvernement de Sébastien Lecornu, appelé à répondre aux revendications des organisations syndicales.
