FIFA : la Norvège réclame le départ d’Infantino, la CAF elle renouvelle son soutien

Le bras de fer autour de la présidence de la FIFA prend une nouvelle dimension. La Fédération norvégienne de football a annoncé qu’elle demanderait le départ de Gianni Infantino, estimant avoir perdu confiance dans le président de l’instance mondiale. Cette prise de position intervient alors que la contestation contre sa gouvernance s’intensifie depuis l’abandon du projet d’ouverture du capital de certaines activités de la FIFA à des investisseurs privés. 

La présidente de la Fédération norvégienne, Lise Klaveness, a expliqué que la confiance n’existait désormais plus et qu’il n’y avait, selon elle, pas de retour possible à la situation antérieure. Oslo reproche notamment à la direction de la FIFA son manque de transparence et sa manière de conduire des projets majeurs concernant l’avenir économique du football mondial. 

Cette offensive norvégienne intervient alors que plusieurs confédérations et fédérations européennes ont déjà durci le ton contre Infantino. L’UEFA, la CONCACAF et l’AFC ont notamment appelé à davantage de transparence et de concertation dans la gouvernance de la FIFA, accentuant la pression sur le président à l’approche de l’élection de 2027.

Mais face à cette contestation, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, et son comité exécutif ont réaffirmé leur soutien à Gianni Infantino. La CAF a salué son action en faveur du football africain et a également remercié la direction de la FIFA pour l’organisation de la Coupe du monde 2026. 

Le soutien africain constitue un atout majeur pour Infantino. Avec 54 associations membres, la CAF représente près d’un quart du collège électoral de la FIFA. Elle peut donc peser lourdement sur l’issue du prochain scrutin présidentiel, d’autant que d’autres soutiens sont apparus ces derniers jours, notamment en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. 

La FIFA se retrouve ainsi divisée entre, d’un côté, des fédérations qui réclament un changement de gouvernance et, de l’autre, des membres qui continuent de soutenir Infantino. À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, le débat ne porte donc plus seulement sur son projet d’investisseurs privés, mais désormais directement sur son maintien à la tête du football mondial.

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