Le président français, Emmanuel Macron, a salué mercredi 8 avril 2026, l’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, tout en appelant à son respect strict et à l’inclusion pleine du Liban dans cette trêve.
Conclu pour une durée de deux semaines, cet accord prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, axe clé du commerce mondial de pétrole. Il intervient après plus de cinq semaines de frappes israélo-américaines sur l’Iran.
Réagissant à cette annonce, le chef de l’État français a qualifié la trêve de « très bonne chose », appelant à son respect « dans les jours et semaines à venir » afin de favoriser l’ouverture de négociations sur les questions sécuritaires majeures liées à l’Iran, notamment les volets nucléaire, balistique et régional.
« Notre souhait est de nous assurer que le cessez-le-feu inclut pleinement le Liban », a insisté M. Macron, alors que les opérations militaires se poursuivent dans le sud de ce pays.
Selon les informations disponibles, des pourparlers entre Washington et Téhéran doivent débuter vendredi au Pakistan, qui joue un rôle de médiateur dans cette crise au Moyen-Orient.
La situation reste en effet préoccupante au Liban, où les frappes israéliennes ont fait plus de 1 500 morts depuis le début des hostilités le 2 mars, selon les autorités sanitaires locales. Le bilan fait état de nombreuses victimes civiles, dont des femmes, des enfants et du personnel médical, ainsi que de plusieurs milliers de blessés.
Parallèlement, l’armée israélienne a annoncé avoir achevé le déploiement de ses troupes dans le Sud libanais, jusqu’à une « ligne de défense avancée », dans le but de contenir les actions du mouvement Hezbollah.
Les autorités israéliennes entendent établir une « zone de sécurité » dans cette région, afin de prévenir les tirs de roquettes et autres attaques contre le nord du territoire israélien.
Dans ce contexte tendu, la France plaide pour une désescalade durable et une approche globale incluant l’ensemble des foyers de tension dans la région.
