Ebola : les États-Unis imposent des restrictions de visa à certains pays africains après un premier cas américain

US Capital à Washington,DC.

Les États-Unis renforcent leurs mesures sanitaires face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale. Washington a annoncé de nouvelles restrictions d’entrée visant certains voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, après la confirmation d’un premier cas américain lié à l’épidémie.

Selon les autorités sanitaires américaines, un médecin américain ayant travaillé dans l’est de la République démocratique du Congo a été contaminé par le virus Ebola. Le patient, identifié comme le docteur Peter Stafford, a développé des symptômes après avoir traité des malades dans une zone touchée par l’épidémie avant d’être évacué vers l’Allemagne pour recevoir des soins spécialisés.  

Face à cette situation, les Centers for Disease Control and Prevention et le département américain de la Sécurité intérieure ont immédiatement annoncé un renforcement des contrôles sanitaires aux frontières. Les voyageurs non américains ayant séjourné dans les pays touchés au cours des 21 derniers jours pourront désormais se voir refuser l’entrée sur le territoire américain pendant une période de 30 jours.  

Les autorités américaines ont également décidé d’intensifier les contrôles dans les aéroports internationaux, avec des dispositifs de surveillance renforcée, du traçage des contacts et une mobilisation accrue des hôpitaux capables de prendre en charge d’éventuels cas.  

Cette décision intervient alors que l’épidémie prend une ampleur inquiétante en Afrique centrale. L’Organisation mondiale de la santé a récemment déclenché une alerte sanitaire internationale, évoquant la rapidité de propagation du virus dans plusieurs régions de la RDC et de l’Ouganda.  

La souche actuellement en circulation, appelée Bundibugyo, inquiète particulièrement les experts car elle ne dispose ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique validé à grande échelle. Son taux de mortalité pourrait atteindre jusqu’à 50 % selon les autorités sanitaires américaines.  

Malgré ces nouvelles restrictions, les autorités américaines affirment que le risque immédiat pour la population reste faible.

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