Daloa : Assoh Ohôh Bernadette décroche son doctorat et veut booster la production cacaoyère

Daloa : Assoh Ohôh Bernadette décroche son doctorat et veut booster la production cacaoyère

Daloa : Assoh Ohôh Bernadette décroche son doctorat et veut booster la production cacaoyère

Ce samedi, l’amphithéâtre Tidou Abiba Sanogo de l’Université Jean Lorougnon Guédé a vibré au rythme d’une soutenance de thèse remarquable. Assoh Ohôh Bernadette, désormais docteure en agriculture et environnement tropical, spécialisée en microbiologie des sols, a obtenu sa mention Très honorable pour des travaux qui promettent de transformer durablement la production du cacao en Côte d’Ivoire.

Sa thèse, intitulée « Influence de la qualité des composts sur la croissance, la production et la protection du cacaoyer contre les maladies : cas de la pourriture des cabosses », s’attaque à un défi majeur : augmenter les rendements tout en protégeant les plantations contre la pourriture brune causée par Phytophthora.

Au cœur de ses recherches, Assoh Ohôh Bernadette a misé sur la valorisation des déchets agricoles — cabosses de cacao, résidus organiques, déjections animales — pour produire des composts enrichis. Testés d’abord en pépinière, puis en conditions réelles, ces composts ont significativement amélioré la croissance et la vigueur des plants, ainsi que la qualité des cabosses.

« Ces composts fertilisent le sol tout en protégeant les cacaoyers contre certaines maladies », explique la nouvelle docteure. Elle a isolé les micro-organismes présents dans ces composts et démontré leur capacité à lutter efficacement contre les agents pathogènes.

Les essais conduits à Aboisso et Divo ont confirmé l’efficacité de ces solutions naturelles : réduction notable de la pourriture brune et amélioration du rendement des plantations. « En termes simples, ce compost permet aux producteurs d’augmenter leur production tout en protégeant leurs cultures », résume-t-elle, avec l’ambition de vulgariser ces résultats auprès des planteurs.

Sous la direction du professeur Konaté Ibrahim, expert CAMES, et en collaboration avec le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), ces travaux représentent une avancée majeure pour l’agriculture durable. « Les micro-organismes contenus dans ces composts stimulent la croissance des plantes, restaurent la fertilité des sols et assurent un biocontrôle naturel contre les maladies », souligne le directeur de thèse.

Avec cette recherche, la Côte d’Ivoire franchit un nouveau cap dans la valorisation des ressources locales. Les solutions biologiques proposées sont accessibles, améliorent la productivité du cacao et préservent sols et environnement.

Désormais docteure, Assoh Ohôh Bernadette entend poursuivre ses travaux et diffuser ses innovations auprès des acteurs agricoles. Une ambition qui pourrait transformer durablement les pratiques culturales et renforcer la compétitivité de la filière cacao ivoirienne.

Votre Page

A voir également sur Kessiya

PUBLICITÉ
Quitter la version mobile