De Man à San Pedro, en passant par Bouaké et Daloa, la session 2026 de recrutement des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) enregistre une mobilisation exceptionnelle, dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2026-2030.
Une mobilisation nationale inédite
Des milliers de jeunes Ivoiriens, animés par le désir de servir la Nation, affluent vers les centres de recrutement de Korhogo et d’Abidjan. Cette affluence transforme une opération administrative en un véritable élan de communion nationale, à la faveur du renforcement de l’outil de défense sous l’impulsion du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
Depuis l’ouverture des inscriptions, les sites de présélection ne désemplissent pas. À Daloa comme à Bouaké, les casernes vibrent au rythme des épreuves physiques et des tests d’aptitude.
Un processus de sélection rigoureux
La phase de présélection comprend le dépôt des dossiers, l’examen de conformité et une visite médicale préliminaire. Les candidats passent ensuite des épreuves écrites (dictée et test de logique), suivies d’épreuves physiques exigeantes : course d’endurance (8 km pour les hommes, 6 km pour les femmes), grimper de corde et abdominaux.
La deuxième phase, prévue du 16 au 22 mars à Abidjan, notamment au camp d’Akouédo et à l’Hôpital militaire d’Abidjan, portera sur la vérification approfondie des dossiers, des examens médicaux complets ainsi que des tests physiques avec charge.
Une jeunesse portée par l’idéal patriotique
Au-delà des critères de sélection, c’est l’intensité de la ferveur patriotique qui marque cette édition. L’engagement militaire apparaît désormais comme un choix assumé et valorisant.
« Servir mon pays est un honneur que je prépare depuis des mois », confie un candidat à Akouédo, au terme d’une épreuve physique. Un officier supérieur souligne, pour sa part, que « cet engouement traduit la vitalité et l’attachement de la jeunesse à la Nation ».
Une armée en mutation et tournée vers l’emploi des jeunes
Longtemps perçue comme un corps fermé, l’institution militaire s’affirme aujourd’hui comme un levier d’insertion professionnelle. Les concours d’accès aux différentes écoles militaires (AFA, ENSOA, EMPT, écoles de gendarmerie) illustrent une méritocratie républicaine renouvelée.
La LPM 2026-2030 consacre cette dynamique en positionnant l’armée comme un réservoir de compétences techniques, autour du concept de « soldat-citoyen ». Au-delà de ses missions régaliennes, l’institution contribue à l’employabilité des jeunes et à la modernisation des capacités de défense.
Un lien armée-nation renforcé
Le succès de cette campagne de recrutement témoigne d’un rapprochement significatif entre l’armée et la Nation. Selon plusieurs observateurs, la Défense s’impose comme l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois en 2026.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision stratégique du Président de la République, Alassane Ouattara, traduite en actions concrètes par le gouvernement, visant à faire de l’armée un pôle d’excellence et d’opportunités pour la jeunesse.
Conditions d’accès et perspectives
Le recrutement des militaires du rang est ouvert aux candidats ivoiriens âgés de 18 à 23 ans, titulaires au minimum du CEPE ou d’un niveau équivalent (classe de 4e), avec une taille minimale de 1,70 m. Les dossiers exigent notamment un acte de naissance, un certificat de nationalité et un casier judiciaire authentifiés.
Selon le chef d’état-major général des armées, le général d’armée Lassina Doumbia, la formation des nouvelles recrues débutera le 15 avril.
