Le président colombien Gustavo Petro a affirmé, mardi 10 février 2026, avoir échappé, la veille, à une tentative d’assassinat lors d’un déplacement, en hélicoptère, à Cordoba, un département du Nord, rapportent des médias internationaux.
“Nous avons pris le large pendant quatre heures et je suis arrivé là où cela n’était pas prévu, fuyant pour qu’on ne me tue pas”, a décrit la scène M. Petro ajoutant que des réseaux armés impliqués dans le narco trafic veulent intenter à sa vie, depuis des mois.
Selon diverses presses, cette présumée tentative d’assassinat impliquerait des narcotrafiquants installés hors du pays de même que des « guérilleros » (combattants, Ndlr) locaux, indexant l’ancien membre des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Néstor Gregorio Vera Fernàndez alias Ivan Mordisco.
Ces accusations interviennent une semaine après des pourparlers à Washington entre M.Petro et le président étasunien Donald Trump, à l’issue duquel un accord a été trouvé concernant le trafic de drogue. « Nous avons travaillé dessus et nous nous sommes très bien entendus, (…) nous avons eu une très bonne rencontre », avait commenté M. Trump.
De son côté chef de l’Etat colombien avait jugé cette rencontre « positive », au cours d’une conférence de presse, saluant des échanges « entre (hommes) libres » en lien avec des « problèmes concrets et d’un chemin commun ».
Par ailleurs, des bombardements de l’armée survenus le 15 novembre 2025 visant des « guérilleros » dans le département d’Arauca ont causé au moins neuf morts, tandis que Gustavo Petro entend combattre les forces « bellicistes » avant la présidentielle dont le premier tour se tiendra le 31 mai 2026 et le second, éventuellement, se déroulera le 21 juin.
La violence utilisée par les groupes armés colombiens visant à contrôler la population affecte particulièrement les peuples autochtones, les communautés d’ascendance africaine et les paysans, indique un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), publié le 24 février 2025.
« La protection de la population doit être au cœur des négociations du gouvernement avec les acteurs armés non étatiques », avait estimé le patron de cet organisme onusien, Volker Türk, jugeant, par ailleurs « essentiel d’assurer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire colombien et son accès illimité aux zones où opèrent ces groupes afin de garantir les droits de tous ».


