À quelques heures du match de huitièmes de finale opposant la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, les maillots des Éléphants connaissent une forte hausse sur les marchés de la capitale économique depuis la qualification des Ivoiriens, la demande a explosé, entraînant une flambée des prix.

Maimouna Dabré, commerçante, explique cette hausse. « Les grossistes augmentent les prix à chaque fois que les Éléphants avancent dans la compétition. Nos marges sont limitées, donc on profite de la demande. C’est une véritable opportunité d’affaires », a-t-elle confié.
Ousman Yasuda, vendeur au marché N’Dje Konan de Koumassi, confirme : « On prend des risques en stockant beaucoup de maillots, mais on prie chaque jour pour que les Éléphants progressent. Plus ils vont loin, plus les ventes augmentent. »
Les clients sont nombreux à se presser pour acheter leur maillot avant le match. Kouman Eliane, venue pour elle et son enfant, déplore les prix. « Avant, les maillots coûtaient moins cher. Aujourd’hui, on me demande 26 000 FCFA pour deux. Les magasins spécialisés les vendent à 59 000 FCFA, trop chers pour nous. On se tourne vers la contrefaçon, moins chère, juste pour soutenir l’équipe », a-t-elle grogné.
Hassan Koné, qui avait offert son ancien maillot, constate lui aussi la hausse. « Les prix ont doublé. Je suis un peu dépassé, mais c’est une occasion pour les commerçants de se faire de l’argent. On n’a pas le choix, l’original est trop coûteux, donc on prend ici », a-t-il souligné.
Ce soir, la Côte d’Ivoire défie le Burkina Faso au Grand Stade de Marrakech à 20h00 heure locale (19h00 GMT). Les Éléphants, tenants du titre, visent leur quatrième qualification en quarts de finale de la CAN et souhaitent prolonger leur série d’invincibilité à ce stade de la compétition.
L’engouement autour des maillots illustre l’ampleur de la mobilisation populaire et la ferveur des supporters ivoiriens, prêts à soutenir leur équipe même au prix d’une dépense plus élevée. Entre anticipation du match et opportunité commerciale, le marché de Koumassi vit au rythme de la CAN et de la progression des Éléphants dans la compétition.
Via AIP


