Le président du Conseil constitutionnel camerounais, Clément Atangana, est décédé dimanche 4 octobre 2026 à Paris, à l’âge de 85 ans. Magistrat hors hiérarchie, il dirigeait l’institution depuis sa mise en place effective en 2018.
Originaire de Ngomedzap, dans la région du Centre, Clément Atangana avait consacré l’essentiel de sa carrière à la magistrature. Il avait notamment occupé plusieurs fonctions au sein de l’appareil judiciaire camerounais avant d’être nommé à la tête du Conseil constitutionnel.
Premier président de cette institution, il avait notamment la responsabilité de superviser les contentieux électoraux et de veiller au respect de la Constitution. Il avait encore présidé, le 22 septembre dernier, une cérémonie d’hommage organisée par le Conseil constitutionnel après le décès d’un de ses conseillers.
Son décès intervient alors que le Cameroun se trouve dans une période institutionnelle importante, après l’élection présidentielle de 2025 et à l’approche des prochaines échéances électorales. La disparition du président du Conseil constitutionnel ouvre ainsi une vacance à la tête de cette juridiction.
En attendant la nomination d’un nouveau président, le professeur Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge des conseillers en fonction, est appelé à assurer l’intérim. Cette disposition vise à garantir la continuité des activités du Conseil constitutionnel et ne constitue pas une nomination définitive.
Le décès de Clément Atangana met ainsi fin à près de huit années passées à la tête du Conseil constitutionnel. Son bureau a été placé sous scellés à titre conservatoire, tandis que les hommages commencent à affluer au Cameroun.
