Une attaque d’une violence exceptionnelle a fait au moins une vingtaine de victimes dans le nord du Burkina Faso, plongeant une nouvelle fois la région dans le deuil. L’assaut, attribué à des groupes armés non étatiques, s’est produit dans une zone déjà marquée par l’insécurité depuis plusieurs années.
L’attaque, qui a touché plusieurs villages proches de la frontière, a été menée dans la matinée, alors que de nombreux habitants vaquaient à leurs occupations. Des assaillants lourdement armés ont investi les lieux, provoquant des échanges de tirs avec les forces de défense avant de s’en prendre à des civils et à des positions militaires.
Les forces de sécurité burkinabè, rapidement déployées sur les lieux, ont confirmé que plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie dans cet assaut, sans pouvoir encore établir un bilan définitif. Des blessés ont également été signalés et pris en charge par les services sanitaires locaux.
Cette nouvelle tragédie s’inscrit dans le contexte d’une recrudescence des attaques dans le Sahel, où des groupes armés affiliés à des réseaux djihadistes multiplient les opérations contre les civils et les forces de l’ordre, exploitant souvent l’absence d’un contrôle territorial effectif.
Les autorités burkinabè ont condamné avec fermeté cette attaque, la qualifiant de crime odieux contre des populations innocentes, et ont réaffirmé leur détermination à lutter contre les groupes armés. Elles ont appelé à l’unité nationale et à la mobilisation des ressources pour renforcer la sécurité dans les zones les plus vulnérables.


