Nouveau rebondissement dans l’affaire Kemi Seba. L’activiste béninois a vu son audience reportée au 29 avril par la justice sud-africaine, à l’issue d’une première comparution devant un tribunal de Pretoria.
Présenté devant la juridiction aux côtés de son fils et de plusieurs coaccusés, il a été maintenu en détention provisoire. Le tribunal a décidé de reporter l’examen du dossier afin de disposer de davantage de temps pour analyser plusieurs éléments, notamment la demande de mise en liberté sous caution introduite par la défense.
Selon le parquet, ce délai supplémentaire est nécessaire pour vérifier certaines informations clés, dont l’adresse de l’activiste en Afrique du Sud ainsi que l’authenticité de documents présentés par ses avocats, notamment un passeport diplomatique. La défense affirme de son côté disposer de preuves suffisantes pour justifier la régularité de la situation de son client.
Arrêté récemment en Afrique du Sud, Kemi Seba est poursuivi dans ce pays pour des faits liés à l’immigration illégale présumée, notamment la facilitation d’entrée clandestine via le Zimbabwe. En parallèle, il fait également l’objet d’une demande d’extradition vers le Bénin, où il est recherché pour des accusations liées à la sûreté de l’État.
Lors de cette première audience, la question de l’extradition n’a toutefois pas été abordée en profondeur. Les débats se sont principalement concentrés sur les conditions de détention et la procédure de mise en liberté provisoire. En attendant la prochaine audience, l’activiste et ses coaccusés restent incarcérés.
