Depuis le 1er novembre 2026, les anciennes pièces de monnaie émises par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ne sont plus acceptées comme moyen de paiement dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette mesure concerne les pièces mises en circulation entre 1958 et 1985, conformément à une décision prise le 7 octobre dernier à N’Djamena, au Tchad, par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale.
Les pièces concernées peuvent désormais être refusées par les commerçants. En revanche, les gammes monétaires de 2006 et de 2024 conservent leur cours légal et restent utilisables pour les transactions quotidiennes.
Les détenteurs des anciennes pièces disposent toutefois d’un délai pour les échanger gratuitement. Jusqu’au 31 juillet 2027, les opérations pourront être effectuées auprès des banques, des établissements de microfinance et des agences de la BEAC. Du 1er août au 31 octobre 2027, l’échange sera exclusivement assuré par la banque centrale. Passé ce dernier délai, les anciennes pièces ne pourront plus être échangées.
La mesure s’applique au Cameroun, au Gabon, au Congo, au Tchad, à la République centrafricaine et à la Guinée équatoriale. Selon la BEAC, cette opération vise à simplifier le paysage fiduciaire de la sous-région en retirant de la circulation des pièces devenues vétustes et disparates.
Les billets de banque ne sont pas concernés par cette décision. Par ailleurs, les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), notamment la Côte d’Ivoire, ne sont pas concernés par cette réforme. Les pièces émises par la BCEAO restent donc valables dans cette zone.
