À Daloa, la cérémonie de port de galons des Eaux et Forêts n’a pas été qu’un rituel administratif de plus. Le lundi 12 janvier 2025, dans l’enceinte de la Direction régionale, les promotions accordées au titre de l’année ont mis en lumière une réalité souvent discrète : la montée en responsabilité d’un corps en première ligne face aux défis environnementaux du pays.
Parmi les officiers distingués, deux parcours concentrent l’attention. Le Directeur régional, Tiapo Félix, a été élevé au grade de colonel, franchissant un cap symbolique dans une carrière bâtie sur la durée. À ses côtés, Obré Oscar, jusque-là capitaine et Chef de Cantonnement des Eaux et Forêts de Daloa, accède au grade de commandant. Deux promotions qui traduisent une même logique interne : celle d’une progression encadrée, où l’ancienneté ne suffit pas sans résultats.
Pour le nouveau commandant, cette reconnaissance marque un tournant. Prenant la parole, Obré Oscar a tenu à exprimer sa gratitude « à Dieu et aux plus hautes autorités du pays », citant notamment le Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que le ministre des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba. Il a surtout insisté sur la portée de cette étape, qualifiée « d’honneur et d’appel à davantage de responsabilités ». Un message sans détour à l’endroit de ses collègues : dans les Eaux et Forêts, la discipline et la rigueur restent non négociables.
Cette promotion intervient dans une année déjà marquante pour l’officier. En 2025, Obré Oscar s’est illustré en étant classé deuxième meilleur agent technique des Eaux et Forêts lors du Prix national d’excellence. Une distinction qui, selon lui, renforce la détermination collective à œuvrer pour la protection de l’environnement et à faire de la Côte d’Ivoire un pays reconnu pour son engagement écologique. Un rappel utile, à l’heure où la gestion durable des ressources forestières reste un enjeu stratégique.
Même tonalité du côté de la hiérarchie régionale. Désormais colonel, Tiapo Félix a tenu à replacer le port de galons dans une logique de mérite strict. « Les galons ne s’obtiennent ni par promesse ni par faveur, mais par le travail, l’expérience et les années de service », a-t-il rappelé. Pour lui, ce changement de grade représente avant tout « un gain en maturité, en responsabilité et en exigence », avec, en filigrane, une obligation de résultats renforcée au service de l’État.
La cérémonie a concerné, au total, 23 agents, promus aux grades de colonel, commandant, capitaine, lieutenant, adjudant-chef, adjudant et sergent-chef. Une vague de promotions qui illustre la volonté de l’administration forestière de structurer ses carrières et de valoriser l’effort à tous les niveaux de la hiérarchie.
Au nom des sous-officiers promus, le sergent-chef Louoba Henri Daniel a exprimé une fierté partagée. « Accéder à ce nouveau galon est une immense source de fierté. Cette promotion est le fruit de plusieurs années de travail acharné », a-t-il déclaré, promettant un engagement renouvelé et une stricte obéissance aux orientations de la hiérarchie.
Au-delà des insignes, la cérémonie de Daloa rappelle une évidence souvent oubliée : dans un corps confronté à des enjeux environnementaux majeurs, chaque galon porté engage davantage que son détenteur. Il engage une administration entière, attendue sur le terrain, là où l’autorité se mesure moins à l’uniforme qu’aux résultats.
