Le président français Emmanuel Macron a entamé, lundi 19 octobre 2026, une tournée de trois jours dans le Golfe, dans un contexte de crise énergétique et de tensions politiques en France. Ce déplacement, prévu jusqu’au 21 octobre, doit permettre à Paris de sécuriser des approvisionnements supplémentaires en pétrole et en diesel afin de limiter la hausse des prix des carburants.
La première étape de cette tournée est le Koweït, où le chef de l’État a été accueilli par l’émir Mechaal al-Ahmad Al-Sabah. Il doit ensuite se rendre aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar pour rencontrer les dirigeants de ces pays et renforcer les partenariats économiques et stratégiques de la France.
Au cours de ces échanges, Emmanuel Macron entend obtenir des engagements concrets sur les volumes d’hydrocarbures disponibles pour le marché français. Il est accompagné de responsables des groupes énergétiques français TotalEnergies et Engie. L’objectif affiché par l’Élysée est d’augmenter les approvisionnements pour atténuer, indirectement, la pression sur les prix à la pompe.
La crise est notamment liée aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport mondial du pétrole, dans le contexte du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Paris souhaite également discuter de la sécurisation des routes maritimes et de solutions alternatives pour acheminer les hydrocarbures.
Ce déplacement intervient alors qu’Emmanuel Macron fait face à de fortes critiques en France après les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre. Malgré les appels à gérer la crise intérieure, le président a maintenu son programme diplomatique, estimant que la sécurisation des approvisionnements énergétiques constitue un enjeu direct pour le pouvoir d’achat des Français.
La tournée doit ainsi permettre à la France de consolider ses relations avec les monarchies du Golfe, tout en recherchant des réponses à la crise énergétique. Toutefois, les experts soulignent que l’évolution des prix dépendra aussi de la stabilisation de la région et du rétablissement durable de la circulation dans les principales voies maritimes.
