L’épidémie d’Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Selon les données publiées le 13 octobre 2026, le pays comptabilisait 9 066 cas confirmés et 4 381 décès. Provoquée par le virus Bundibugyo, cette flambée est désormais considérée comme la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC.
Entre le 6 et le 13 octobre, 338 nouveaux cas et 176 décès ont été signalés, selon le bilan communiqué par les autorités sanitaires congolaises. La propagation du virus dans plusieurs provinces, les difficultés d’accès aux zones touchées et la méfiance de certaines communautés envers les équipes sanitaires compliquent les efforts de lutte contre l’épidémie.
La souche Bundibugyo, identifiée pour la première fois en Ouganda en 2007, ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique homologué. Des travaux préparatoires à un essai clinique destiné à évaluer l’efficacité d’un vaccin sont toutefois en cours, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La situation inquiète également les pays voisins. Le Kenya, qui avait annoncé un premier cas importé début octobre après le décès d’un ressortissant revenu de RDC via l’Ouganda, a confirmé un deuxième cas le 14 octobre. Il s’agit d’un proche du premier patient, qui avait été placé en quarantaine. Les autorités sanitaires poursuivent le suivi des contacts et renforcent la surveillance pour limiter les risques de transmission.
L’Ouganda, qui avait enregistré 20 cas et deux décès lors de cette flambée, a été déclaré exempt d’Ebola en août 2026. La confirmation de nouveaux cas au Kenya souligne toutefois les risques de propagation transfrontalière et l’importance de la coordination sanitaire dans la région.
