Depuis l’entrée en vigueur du permis à points, le 1er mars 2023, quelque 3 600 conducteurs ont perdu la totalité des 12 points de leur permis de conduire, entraînant son invalidation, a annoncé jeudi 21 mai 2026 le directeur du Développement technologique et de la Gestion des opérations de transports terrestres à la direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), Stéphane Tiengouan.
S’exprimant à la tribune d’échange « Gouv’Space » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), M. Tiengouan a précisé que 11 000 autres conducteurs ont perdu entre huit et onze points, tandis que plus de 60 000 permis ont enregistré des retraits allant de deux à sept points.
Selon lui, le système du permis à points est adossé à la vidéo-verbalisation afin de limiter l’intervention humaine dans le processus de contrôle. La plaque d’immatriculation constitue ainsi l’élément central d’identification des contrevenants.
M. Tiengouan a rappelé que tout conducteur circulant avec une plaque d’immatriculation dissimulée s’expose à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et à une amende de deux millions de francs CFA.
Il a toutefois souligné que les usagers disposent d’un droit de réclamation et de contestation des contraventions issues de la vidéo-verbalisation, conformément aux textes en vigueur. En 2021, environ 8 500 réclamations ont été enregistrées, avec un taux de traitement estimé entre 75 % et 80 %.
Le représentant du ministère des Transports et des Affaires maritimes a également indiqué que les points perdus peuvent être récupérés à travers un stage organisé par l’Office de sécurité routière (OSER) ou après une période de deux ans sans infraction routière.
« Il nous revient d’éviter les infractions routières afin de préserver notre permis de conduire, mais surtout de protéger notre vie et celle des autres usagers de la route », a-t-il conseillé.
