Un membre de la commission du Majlis sur la politique étrangère et la sécurité nationale, a annoncé que l’Iran prévoit de faire payer un péage pour le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, a rapporté lundi 30 mars 2026 l’Agence de presse russe Tass.
Le parlement iranien devrait adopter prochainement une loi prévoyant que ces droits de passage financent la sécurité et les services aux navires transitant par ce point stratégique, par lequel transite environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole.
Mohammad Reza Rezaei Kouchi, chef de la Commission civile du Parlement, a confirmé le 26 mars que cette mesure serait bientôt adoptée. Cette initiative s’inspire du dispositif en vigueur pour le canal de Suez en Égypte et permettrait à l’Iran de percevoir des droits de douane, notamment sur les navires liés aux États-Unis.
Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington pourrait mettre fin en quelques minutes au système iranien de perception de droits de passage, tout en précisant qu’il fallait d’abord vérifier l’exactitude de ces informations.
Malgré les tensions, l’Iran a autorisé récemment le passage de 20 pétroliers, dont des navires pakistanais, à raison de deux navires par jour, et a réservé le transit aux pays dits « amis » comme la Russie, l’Inde, l’Irak, la Chine et le Pakistan, tout en bloquant les transports liés aux États-Unis et à leurs alliés.
Depuis le 28 février 2026, un conflit oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël. Des frappes ont touché plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, et le Corps des gardiens de la révolution islamique a mené des représailles contre Israël et des installations militaires américaines au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, l’Iran a décidé de fermer le détroit aux navires liés aux pays impliqués dans le conflit et plusieurs pétroliers ont été attaqués pour avoir tenté de traverser sans autorisation de Téhéran.
